Alors que les discussions sur la normalisation des relations entre Israël et la Turquie se poursuivent, un général de l'armée israélienne a fustigé mardi les effets négatifs du régime du président turc Recep Erdogan sur la relation entre les deux pays, rapporte le journal Haaretz....
"Tant que la Turquie sera gouvernée par un parti d'obédience islamiste, par un dirigeant aussi hostile qu'Erdogan (...), nous pouvons nous attendre à des problèmes et à des défis", a déclaré le major-général Yair Golan lors d'une conférence sur "les défis actuels de Tsahal (armée israélienne)" à l'Université de Bar-Ilan à Ramat Gan (banlieue de Tel Aviv).
Qualifiant la Turquie de "facteur très problématique", Golan a ajouté qu'Israël ne devrait pas solliciter intentionnellement de l'hostilité et provoquer une tension dans les relations avec Ankara, la Turquie étant un pays "grand et puissant".
"Israël doit, au contraire, tenter de réduire les tensions avec la Turquie, tout en protégeant ses principes', a-t-il ajouté.
Les relations turco-israéliennes se sont détériorées en mai 2010, après que la marine israélienne a arraisonné un bateau turc, le Mavi Marmara, qui tentait de violer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza.
Au cours de l'arraisonnement, les militants de la flottille avaient posé une résistance violente aux soldats israéliens, ce qui avait provoqué des affrontements au cours desquels, dix militants turcs avaient trouvé la mort.
Récemment, des responsables turcs ont indiqué qu'un terme pourrait bientôt être mis à la crise entre les deux pays. En revanche, des points de frictions dans les négociations ont cependant été soulevés par les Israéliens qui estiment que l'optimisme d'Ankara est surestimé.
Israël reproche à la Turquie de soutenir des organisations terroristes, telles que le Hamas et les Frères musulmans.
"Je ne sais pas si nous pouvons arriver à un accord, tant qu’ils continuent de financer ces organisations extrémistes", a estimé le ministre israélien de la Défense Moshe Ya'alon.
Après l'incident du Mavi Marmara, le président Recep Tayyip Erdogan, qui était l'époque Premier ministre, avait posé trois conditions à la normalisation des relations entre les deux pays : des excuses de la part d'Israël, une indemnisation des familles des victimes et la levée du blocus de Gaza.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a présenté ses excuses en 2013 et la question de l'indemnisation a apparemment été résolue.
Les responsables israéliens ont en revanche affirmé à plusieurs reprises que le blocus sur Gaza, considéré comme indispensable à la sécurité d'Israël, ne serait pas levé, "pour faire plaisir à Erdogan".
Source I24News
