dimanche 8 novembre 2020

Un détenu palestinien cesse sa grève de la faim après 103 jours


La détention administrative de Maher Akhras va être levée par les autorités israéliennes. L'homme est soupçonné d'être un membre du Djihad islamique, un mouvement terroriste islamiste palestinien.......Détails........

103 : c'est le nombre de jours qu'aura duré la grève de la faim de Maher Akhras, un prisonnier palestinien soupçonné par les forces de sécurité israéliennes de terrorisme. 
Le détenu dont l'état de santé se détériorait a cessé son action après l'annonce vendredi 6 novembre peu avant le début du shabbat par des dirigeants de la communauté arabe-israélienne qui le soutiennent de la levée de sa détention administrative.
Le député Ahmed Tibi, l'un des figures de la Liste arabe unie à la Knesset, a publié sur Facebook une vidéo où l'on voit le prisonnier dans son lit faire le V de la victoire.
Maher Akhras devrait continuer d'être hospitalisé près de Tel-Aviv avant d'être transféré dès que possible dans un établissement de soins en Judée Samarie.

Accusé de mettre en danger de la région

Installé dans la région de Naplouse en Samarie, cet éleveur de vaches et père de six enfants est accusé d'être un haut responsable du Djihad islamique, un mouvement terroriste islamiste classé comme organisation terroriste par les États-Unis et l'Union européenne.
Arrêté fin juillet à son domicile, Maher Akhras faisait l'objet d'une ordonnance de détention administrative de quatre mois qui permet à Israël de détenir des Palestiniens sans inculpation ni jugement pour des périodes pouvant aller jusqu'à six mois renouvelables. 
Il est soupçonné d'être impliqué dans des activités qui «mettent en danger la sécurité dans la région» et d'«inciter» à la violence par «des déclarations extrémistes». 
Il a nié ces accusations lors de son interrogatoire.

Silence face aux demandes de libération

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme avait demandé à Israël de cesser la pratique des détentions administratives et de libérer Akhras immédiatement. 
«Les récentes visites de médecins à Akhras indiquent que son corps est au bord de l'effondrement et que certains des dommages qui lui ont été infligés pourraient être permanents», avait déclaré le 23 octobre le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme dans les territoires.
Les avocats du gréviste de la faim avaient réclamé à plusieurs reprises sa libération, sans succès. 
Dans un communiqué, le ministère israélien des Affaires étrangères avait soutenu vendredi matin qu'Israël «faisait tout en son pouvoir pour s'assurer de la santé» de Maher Akhras, tout en affirmant que les grèves de la faim étaient «utilisées» à des «fins politiques par des terroristes».
Le bras de fer entre le prisonnier et les autorités israéliennes avait connu un premier épisode avec la promesse faite de lever la mesure de détention administrative à son encontre mais elle ne s'accompagnait pas d'une décision de remise en liberté du prévenu.

Un habitué de l'opposition

Cette détention n'est pas la première pour Maher Akhras. Il a reconnu son appartenance à une organisation interdite et la possession d'armes dans le cadre d'une négociation de plaidoyer en 2005. 
L'année dernière, il a également admis, dans le cadre d'une négociation identique, avoir commis des infractions d'appartenance à une «association interdite et de soutien à une organisation ennemie».
Il a été reconnu coupable d'avoir participé à des marches du Jihad islamique, d'avoir prononcé des discours lors de certaines d'entre elles, d'avoir participé à l'accueil de prisonniers du Jihad islamique libérés et enfin d'avoir publié des documents incitant à la haine sur Facebook. 
Dans un entretien accordé sur son lit d’hôpital au quotidien israélien Haaretz, il avait récusé avoir eu récemment une activité politique. 
« Je ne suis un danger pour personne. Ni pour les citoyens israéliens, ni pour aucun autre citoyen du monde. 
Je veux que nous vivions en paix, les Juifs et les Arabes. Je ne veux pas que nous levions les armes et que nous nous battions les uns contre les autres » avait-il affirmé.

Source Le Figaro
Vous nous aimez, prouvez-le....


Suivez-nous sur FaceBook ici:
Suivez nous sur Facebook... 
Sommaire
 Vous avez un business ?