vendredi 13 mai 2016

Paracha Emor : Un homme entre deux femmes !





Dans l'énumération des personnes décédées pour lesquelles un kohen a le droit, sinon le devoir, de se rendre impur, la Tora mentionne «  son parent ( cheèro ) qui est proche de lui » ( Wayiqra  21, 2). Et Rachi de préciser, citant Yevamoth  22b, que le mot cheèro désigne son épouse...







Rabbeinou be'hayé (Espagne 1050 - -1120) éclaire cette concordance des mots «  cheèr  » et « épouse » en faisant appel au verset en question lui-même :
« Si ce n'est pour son cheèr qui est proche de lui, pour sa mère et pour son père? »
Mais un peu plus loin, fait observer ce commentateur, lorsque la Tora énoncera les interdictions applicables au kohen gadol , elle écrira qu'il ne devra se rendre impur « ni pour son père, ni pour sa mère » ( Wayiqra  21, 11).
Pour quelle raison, se demande-t-il, le texte commence-t-il par énoncer que le kohen se rendra impur « pour sa mère et pour son père », donnant ainsi priorité à sa mère, pour ensuite interdire au kohen gadol de se rendre impur « ni pour son père, ni pour sa mère », inversant ainsi l'ordre de leur parenté ?
Il en est ainsi, explique-t-il entre autres raisons, parce que si la Tora avait placé le père en tête dans les deux versets, cela aurait eu pour conséquence, dans le cas du simple kohen , de créer une succession épouse - père - mère, et de placer ainsi un homme entre deux femmes, ce qui n'aurait pas été convenable.


Jacques KOHN


Source Chiourim