dimanche 16 février 2014

Viber : le plus gros rachat asiatique d’une start-up israélienne !


La vente la plus importante jamais réalisée d’une société de technologie israélienne par une entreprise asiatique mènera probablement à une démultiplication des contrats entre l’Asie et Israël, selon les experts. Viber, l’application de communications en video et audio fondée en Israël, est acquise par la société de services internet japonaise Rakuten pour 900 millions de $. Rakuten, une entreprise d’e-commerce, est la plus vaste plateforme japonaise d’e-commerce au Japon et l’une des plus importantes au monde.



L’application, qui permet aux utilisateurs de passer des appels téléphoniques et vidéos gratuits dans le monde entier, y compris dans de nombreux pays arabes – ce qui est exceptionnel pour une application créée en Israël. Bien que la société soit actuellement basée à Chypre, son centre de R&D demeure en Israël. Viber a été diffusé il y a environ 3 ans et positionné par le PDG de cette société, Talmon Marco, comme une alternative à Skype.
Avec Viber, affirme le PDG de Rakuten, Hiroshi Mikitani, sa société espère étendre son réseau d’e-commerce par des capacités de communications renforcées. « A l’avenir, l’e-commerce deviendra un mode de transaction entièrement basé sur ce type de communications. L’interactivité en direct devient critique pour tous les services Internet ».
Dans un communiqué, Marco a déclaré que Viber aurait, à present, accès à un vaste marché en pleine croissance. « Il y avait une visée précise d’accélérer la croissance de notre entreprise, en nous connectant directement à la base d’utilisateurs de Rakuten, dans de nombreux pays ». « Nous serons à même de poursuivre la construction de Viber, de continuer à maintenir la mentalité et la rapidité d’exécution d’une start-up tout en bénéficiant d’un large soutien ».
Le rachat de Viber représente la troisième revente importante de sociétés de haute technologie créées en Israël. En juin 2013, Google a acheté l’application de trafic et de géolocalisation Waze, pour environ un milliard de $, et IBM a payé une somme approchante en août, pour acquérir Trusteer, une société de cybersécurité israélienne.
Le contrat Viber représente aussi le premier rachat important d’une start-up israélienne par une entreprise asiatique. Bien qu’il y ait déjà eu plusieurs rachats d’entreprises israéliennes par des Asiatiques – comme l’achat, l’an dernier, de la start-up laser israélienne Nextec par le Chinois Hans Laser – de tels contrats sont rares. Le seul autre contrat à grande échelle impliquant l’Asie et une société israélienne, concernait le rachat par ChemChin des industries Makhteshim Agan, en 2011, qui est une société de portection des récoltes, pour 2, 83 millions de $.
Au début de la semaine, Marco avait démenti que Viber était en pourparlers en vue d’un rachat. Le quotidien d’affaires Calcalist avait fait un reportage sur la possibilité que Viber soit racheté par une société asiatique de messagerie pour une somme de 300 millions de $. Interrogé par un journaliste, Marco avait répondu : « je ne vois vraiment pas de quoi il s’agit ». Tamar Ayalon, consultante en affaires dans les communications, qui est très active dans l’élaboration de relations entre Israël et les entreprises asiatiques, a déclaré que ce contrat de Viber pourrait être un signe avant-coureur de ce qui va se produire par la suite. « Comme l’argent etle pouvoir d’influence passe d’Occident en Orient, de plus en plus de sociétés israéliennes sont en train de réaliser qu’il existe de fortes opportunités de faire des affaires en Asie. Je suis certain qu’on entendra parler de bien plus de contrats de ce type à l’avenir », ajoutait Ayalon.

Source JerusalemPlus