La justice israélienne a demandé au ministère de la Défense de justifier le tracé de la barrière de séparation en Cisjordanie qui menacerait deux sites emblématiques palestiniens, le village de Battir et la vallée de Crémisan. La Cour suprême a donné au ministère jusqu'au 27 février de motiver de faire passer la barrière de séparation sur les terres du village de Battir, au sud-ouest de Jérusalem.
Les terrasses agricoles de Battir, datant de l'époque romaine, sont considérées comme un prétendant sérieux au classement par l'UNESCO au Patrimoine mondial de l'humanité.
Fait inhabituel, le recours, présenté par l'ONG "Les Amis de la Terre/Moyen-Orient", est soutenu par l'Autorité israélienne des réserves et parcs naturels, pourtant dirigée par des partisans des implantations, au nom de la protection de l'environnement et du site.
La Cour suprême israélienne, saisie par les habitants de la vallée de Crémisan, un foyer du patrimoine chrétien palestinien, a adopté une décision similaire, donnant au ministère jusqu'au 10 avril pour justifier le tracé, une audience étant prévue le 30 juillet, selon les mêmes sources.
La vallée en question se situe entre le quartier de Gilo, à Jérusalem et l'implantation de Har Giloà quelques kilomètres au sud-ouest.
La Cour internationale de justice (CIJ) a estimé le 9 juillet 2004 que la construction de cette barrière de sécurité pour Israël était "illégale" et a exigé son démantèlement.
Source I24News
