vendredi 21 août 2015

Paracha Choftim : A propos de la génisse à la nuque rompue


Lorsque l’on a trouvé, en rase campagne, un cadavre dont le meurtrier est inconnu, la Tora ordonne que les Anciens de la ville la plus proche « feront descendre une génisse jusque dans une vallée aride, dont on ne se sert pas et que l’on n’a pas ensemencée, et qu’ils y rompront sa nuque » (Devarim 21, 4)...


Pour Rambam/Maïmonide, cette procédure incombe à la ville la plus proche car le meurtrier est le plus souvent l’un de ses habitants. Aussi les Anciens de cette ville sont-ils tenus d’attester devant Hachem qu’ils n’ont rien négligé pour l’entretien et la sûreté des routes et pour la protection des voyageurs, et que ce n’est pas parce qu’ils ont manqué à leurs devoirs que la victime a été assassinée.

De plus, le retentissement qui entoure cette procédure peut contribuer à délier les langues et permettre ainsi l’identification du coupable (Guide des Egarés 3, 40).
 Il aurait mieux valu dans ce cas, objecteRamban/Nahmanide (ad Devarim 21, 5), que ce retentissement eût lieu dans un endroit fréquenté, et non dans une vallée aride et isolée.

Aussi estime-t-il que ce commandement de la génisse à la nuque rompue n’a pas de fondement rationnel et qu’il fait partie, tout comme celui de la vache rousse, des חוקים, des injonctions qui sont dépourvues de toute base logique.

Source Chiourim
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