Le coût moyen d’un logement en Israël continue de battre des records: dorénavant, il faut plus de 12 années de salaire pour acheter un appartement. Le rapport de conjoncture semestriel que la Banque d’Israël vient de publier met à nouveau en garde contre la poursuite du gonflement de la bulle immobilière : les prix des logements continuent leur envolée, les crédits immobiliers se multiplient, alors que les mises en chantier ont du mal à répondre à la demande.
PRIX MOYEN : +52% EN CINQ ANS
La banque centrale apporte une nouvelle preuve que la bulle immobilière continue d’enfler en Israël : au cours des douze derniers mois, le prix de l’immobilier a augmenté de 8% par rapport à la même période de l’année précédente. En termes de pouvoir d’achat, la bulle paraît encore plus impressionnante : dorénavant, il faut 147 mois de salaire pour acheter un appartement, contre 96 mois en 2008. Il s’agit donc d’une hausse réelle de 52% en cinq ans, entre 2008 et 2013.
A titre de comparaison, il faut 93 mois de salaire à un japonais, 76 mois à un français, 66 mois à un américain et 59 mois à un hollandais pour s’acheter un logement. Autrement dit, en termes de salaire, pour le prix d’un logement à Tel Aviv, il est possible d’en acheter deux à New York ou à Paris.
CRÉDITS HYPOTHÉCAIRES : +70% EN SEPT ANS
Pour faire face à la flambée de l’immobilier, l’Israélien qui ne peut consacrer 12 années entières de son revenu à l’achat d’un logement (sans manger ni boire), s’endette. Au cours des sept dernières années, les crédits immobiliers ont fait un bond impressionnant de 70% : le volume des prêts hypothécaires est passé de 169 milliards de shekels en janvier 2007 à 287 milliards de shekels à la fin 2013 (60 milliards d’euros).
Les crédits immobiliers n’ont pas toujours connu un tel rythme de progression. Entre 2000 et 2007, par exemple, ils ont augmenté de seulement 23%. Le rapport de la banque centrale fait cependant remarquer une tendance positive : « Le nombre des transactions et le volume de crédits se sont stabilisés mais un haut niveau ».
MISES EN CHANTIER : +44.000 EN 2013
Le rapport de la Banque centrale d’Israël constate que les mises en chantier se poursuivent à un rythme soutenu, mais sans doute insuffisant pour répondre à la demande. En 2013, 44.000 nouveaux logements ont été mis en chantier, contre 42.000 nouveaux chantiers en 2012.
Certes, les économistes de la banque centrale font remarquer que désormais, le rythme des mises en chantier est supérieur au taux de croissance démographique. En revanche, « l’adaptation de l’offre à la demande de logements reste lente » remarquent les experts de la banque centrale.
Source Israel Valley
