mercredi 5 février 2014

Jour de colère : Selon Julien Dray, les manifestants voulaient se rendre rue des Rosiers

 
Le vice-président de la région Ile-de-France Julien Dray a assuré mardi que des manifestants du Jour de colère le 26 janvier voulaient se rendre rue des Rosiers, au coeur du quartier historique juif de Paris. Une petite phrase s'est glissée dans l'interview de Julien Dray mardi matin sur la manifestation Jour de colère. Le conseiller régional PS d'Ile-de-France a assuré que des manifestants le 26 janvier voulaient se rendre rue des Rosiers, au coeur du quartier historique juif de Paris.



Sur BFMTV et RMC, l'ancien député a lancé: "la barbarie n'est jamais loin", et "c'est ce qu'il y avait il y a quinze jours dans les rues de Paris". La barbarie, selon lui, "c'est quand des centaines de manifestants avaient dans l'idée d'aller le soir rue des Rosiers" dans le quartier du Marais, théâtre en 1982 d'un attentat meurtrier dans un restaurant juif, chez Goldenberg. "C'est pour ça qu'ils sont arrêtés place Vauban", aux Invalides, a poursuivi M. Dray. "Ils avaient l'intention de recommencer des choses qui ont existé".
Plusieurs associations antiracistes avaient condamné la "violence" des "slogans xénophobes" lors de ce "Jour de colère" à l'appel d'un collectif hétéroclite. Quelque 250 manifestants avaient été placés en garde à vue à l'issue d'incidents en fin de cortège, dans lesquels 19 policiers ont été blessés. La place Vauban, vers laquelle avaient convergé les protestataires, avait été bouclée par les CRS. "Les personnes ont été interpellées pour des motifs de violences, notamment contre les forces de l'ordre", a expliqué une source policière, interrogée par l'AFP. "Par ailleurs il y avait un risque que certains manifestants s'érigent en cortège après la dispersion de la manifestation, pour se diriger vers l'Elysée selon un mot d'ordre qui circulait parmi les manifestants", a-t-elle ajouté.
Cette source policière a rappelé que sur les réseaux sociaux, dans les jours précédant la manifestation, "il y avait également des appels à commettre des violences rue des Rosiers, ce qui nous avait conduit à mettre en place un dispositif spécifique sur ce secteur". La grande majorité des personnes interpellées avaient été remises en liberté le lendemain.


Source LCi