mardi 15 mai 2018

L'idée de l'Eurovision 2019 à Jérusalem nourrit déjà les polémiques

 
Dans la nuit de samedi à dimanche, Netta Barzilai a offert à Israël sa quatrième victoire à l'Eurovision après celles de 1978, 1979 et 1998. En conséquence, c’est à l’Etat hébreu qu’échoit la charge d’organiser le concours en 2019. Il semblerait que la ville hôte soit d’ores et déjà désignée : il s’agirait de Jérusalem.....Détails.......


Jérusalem a accueilli à deux reprises l' Eurovision, en 1979 et 1999 – pour l’édition 1980, Israël n’a pu réunir le budget nécessaire afin d’organiser à nouveau l’événement qui s’est finalement tenu à La Haye, aux Pays-Bas. Mais L4Eurovision 2019 à Jérusalem ne manquerait pas d’alimenter tensions (géo)politiques et polémiques internes.
La ville de Tel-Aviv ne déposera pas de dossier de candidature
Juste après la victoire de Netta Barzilai avec sa chanson Toy, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou l’a appelée pour la féliciter.
Dans un tweet, il a déclaré que la chanteuse avait « fait honneur » à Israël et a donné rendez-vous « l’an prochain à Jérusalem ».
D’ordinaire, lorsqu’un pays remporte l’Eurovision, il lance un appel à candidature afin de désigner une ville hôte.

Cette année, le maire de Tel-Aviv a déjà fait savoir qu'il ne déposerait pas de dossier. La voie est donc libre pour Jérusalem.
Cela ne serait pas pour déplaire à la chanteuse gagnante qui a déclaré il y a quelques semaines à la chaîne I24, que, si elle gagnait, elle souhaitait que le concours suivant ait lieu à Jérusalem « parce que c’est la capitale d’Israël ». Or, l’ONU ne reconnaît pas Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu, et ce sujet nourrit la controverse (euphémisme).
En décembre dernier, Donald Trump a reconnu officiellement la ville sainte comme capitale d’Israël et a décidé d’y transférer l’ambassade américaine installée jusque-là à Tel-Aviv.
Rien n’empêche Jérusalem d’accueillir l’Eurovision – puisque le concours ne se déroule pas obligatoirement dans les capitales, reconnues ou non (pour ne citer que deux exemples récents, les éditions 2011 et 2013 ont eu lieu à Düsseldorf et Malmö).
Si l’Etat israélien instrumentalise l’événement en clamant que Jérusalem est la capitale d’Israël, il suscitera immanquablement des réactions fortes et contrastées de la communauté internationale.
Il n’y a pas qu’à l’international que l'Eurovision organisé à Jérusalem serait susceptible de créer la polémique.

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Lorsque la ville avait accueilli le concours en 1979, des religieux orthodoxes avaient dénoncé le fait que l’événement se tenait un samedi, jour de shabbat. Idem en 1999, où la polémique fut d’autant plus vive que des groupes religieux et des personnalités conservatrices refusaient que Dana International, chanteuse trans qui avait remporté le trophée pour Israël l’année précédente, soit présente et célébrée.
Ce lundi, le ministre de la Santé, l’ultra-othodoxe Yaakov Litzman, a adressé une lettre à Benjamin Netanyahou en le priant de ne pas organiser l’Eurovision 2019 à Jérusalem pour respecter le shabbat – généralement, l’une des demi-finales a lieu le jeudi soir et la finale le samedi soir.

Et, comme si cela ne suffisait pas à alimenter la poudrière, le fait même qu’Israël prenne part au concours de chansons fait l’objet de critiques – dont certaines n’évitent pas une dimension antisémite.
Or, en tant que membre actif de l’Union européenne de radio-télévision (tout comme pour l'Australie....), la participation de l'Etat hébreu – dont la première remonte à 1973 – est parfaitement légitime.
Rappelons que si l’Eurovision a été créé, en 1956, c’était en partie pour lancer un événement festif et rassembleur dans une Europe qui commençait tout juste à se remettre du traumatisme de la Seconde Guerre mondiale. Une notion de partage à ne pas perdre de vue.

Source 20 minutes
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