mardi 15 mai 2018

Nasrallah annonce une « nouvelle étape » dans la lutte contre Israël

 
Le secrétaire général du mouvement terroriste chiite Hezbollah Hassan Nasrallah a déclaré hier qu’une « nouvelle phase s’ouvrait dans la lutte contre Israël en Syrie ». Le leader chiite s’exprimait quelques jours après que l’armée israélienne eut frappé des infrastructures militaires de l’Iran en Syrie à la suite de tirs de roquettes sur le plateau du Golan.......Détails........


Hassan Nasrallah a prononcé un discours dans ce contexte à l’occasion de la deuxième commémoration de l’assassinat de Moustapha Badreddine – le cerveau de l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005 selon l’acte d’accusation du Tribunal spécial pour le Liban – tué en Syrie en mai 2016.
Le discours intervient également le jour de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem.

À ce sujet, le chef du Hezbollah a estimé que « l’administration américaine prouve une fois de plus que seuls ses intérêts l’importent, puis ceux d’Israël ». « Nous devons en tant que peuples libanais et palestinien en tirer les leçons », a-t-il dit.

Le Golan

Au sujet des tensions irano-israéliennes en Syrie, Hassan Nasrallah a affirmé que « c’est la première fois depuis 1973 que des positions des forces armées ennemies dans le Golan ont été bombardées aussi violemment par des roquettes.

55 missiles ont été tirés la semaine dernière depuis le territoire syrien en direction du plateau du Golan occupé par l’ennemi ». Il a dans ce cadre accusé Israël d’avoir « essayé de minimiser l’importance » de l’attaque.
Il a présenté cette attaque comme une « réponse » à la poursuite des « agressions israéliennes » contre la Syrie, ajoutant qu’elle marquait le début d’ « une étape totalement nouvelle » dans la lutte contre l’État hébreu.

« Après cette attaque, Israël va devoir refaire ses calculs en Syrie », a-t-il ajouté. Ces tirs, a poursuivi le leader chiite, montrent que la Syrie et ses alliés sont prêts à aller « le plus loin possible » pour défendre le territoire syrien contre Israël.
« La riposte a eu lieu malgré les menaces israéliennes (...) et malgré les efforts des renseignements israéliens pour empêcher les tirs de roquette. Ils ont échoué, a lancé Hassan Nasrallah. Même s’ils savaient que la frappe allait avoir lieu contre le Golan, ils n’ont pas pu empêcher que le plus grand nombre de roquettes soit tiré et cela est un échec. »
« Cette expérience a prouvé les mensonges du leadership israélien. Ils ne sont pas prêts pour la guerre », a estimé le leader chiite.

Il a également dénoncé la position « honteuse » des pays du Golfe, notamment celle du ministre bahreïni des Affaires étrangères qui a affirmé qu’Israël avait le droit de se défendre. Il l’a ainsi traité de « traître » et affirmé qu’il avait fait preuve « de stupidité ».

Accord nucléaire

Le secrétaire général du Hezbollah a en outre abordé le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et affirmé que « tous les accords n’ont aucune valeur pour les Américains ».

« Personne ne peut avoir confiance dans les engagements et les promesses des Américains, a-t-il martelé, assurant qu’aujourd’hui ces derniers » se moquent du président nord-coréen « et qu’ils ne tiendront pas leurs engagements envers lui ». L’administration américaine ne respecte même pas ses alliés, a-t-il accusé. « Les États-Unis ne se sont pas demandés ce qu’il allait advenir des intérêts de l’Europe en se retirant de l’accord iranien. »
Concernant l’inauguration par les États-Unis de leur ambassade à Jérusalem, Hassan Nasrallah a révélé que le président Donald Trump allait proposer une solution de paix au Proche-Orient et que selon ses informations, il menacera les Palestiniens de les “punir” s’ils refusaient cette solution.

« Trump ne veut pas le retour des réfugiés palestiniens et veut que Gaza soit l’État palestinien », a affirmé le dirigeant chiite. Il a aussi mis en garde contre la famine à Gaza. « Ils veulent affamer le Palestinien pour obtenir sa signature », a-t-il averti.

Un gouvernement sans retard

À la fin de son discours, le chef du Hezbollah a abordé la situation au Liban après les élections législatives.
« Nabih Berry sera président de la Chambre, a assuré Hassan Nasrallah. Je ne pense pas qu’il y aura un problème pour la vice-présidence », a-t-il dit, en allusion sans doute à la candidature d’Élie Ferzli. Il n’a pas dit toutefois qui il proposera pour la présidence du Conseil.
« Notre position est claire : l’intérêt national au Liban c’est la formation d’un gouvernent sans retard. Nous devons nous entraider pour former un cabinet qui puisse tenir ses promesses », a-t-il conclu.

Source L'Orient le Jour
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