Ali Bazzi, le haut commandant militaire du Hezbollah dont la mort a été annoncée dimanche dernier, aurait été tué "par erreur lors d'un entraînement au Liban", rapporte le quotidien libanais an-Nahar dans son édition de mardi. L'incident aurait eu lieu dans un camp d'entraînement au Liban et "non pas en Syrie", indique le journal citant une source de sécurité.
Des mesures de sécurité strictes ont été imposées lundi à Bint Jbeil et à Haret Saïda lors des funérailles de Ali Bazzi, précédées selon le journal par le discours d'un haut-responsable du Hezbollah qui a estimé que "les takfiristes n'ont pas de religion et mènent un guerre contre les chiites et les sunnites".
L'AFP avait indiqué dimanche, citant un responsable des services de sécurité libanais, qu'un haut commandant militaire du Hezbollah a été tué "en zone de combats" en Syrie.
Selon cette source, Ali Bazzi était originaire de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, mais vivait à Saïda, la grande ville du sud du Liban. Il était marié et avait trois enfants.
Un site d'informations locales sur Bint Jbeil a publié des photos de Ali Bazzi en treillis militaire, portant une arme automatique, la barbe poivre et sel.
"Ali Hussein Bazzi (...) est mort en martyr alors qu'il faisait son devoir sacré de jihadiste", indique le site.
L'agence française avait également indiqué que deux autres membres du Hezbollah, Ali Saleh, de la localité de Abassiyé, et Kassem Ghamlouche de Bint Jbeil, ont été tués au cours des dernières heures en Syrie.
An-Nahar précise lundi que Kassem Ghamlouche, est originaire du village de Chakra et non pas de Bint Jbeil. Les funérailles de ce dernier ont eu lieu vendredi dernier.
Le Hezbollah affirme participer à la guerre en Syrie pour contenir la "menace d'extrémistes islamistes" (sunnites) en Syrie. Son implication dans le conflit divise profondément le Liban, déjà déstabilisé par la guerre dans le pays voisin depuis plus de deux ans et demi.
Les détracteurs du parti chiite l'accusent de transporter la guerre au Liban, notamment après les trois attentats qui ont secoué son bastion de la banlieue-sud de Beyrouth, faisant des dizaines de morts et revendiqués par des groupes affirmant riposter au soutien du Hezbollah au régime de Damas.
Source L'Orient le jour
