dimanche 10 janvier 2016

A la Bourse de Tel Aviv, l’action de El Al a gagné 340% en 2015




El Al a le vent en poupe ; son action a décollé de 340% en 2015. La compagnie aérienne israélienne a bien profité de la baisse du prix de l’énergie. L’action de la compagnie El Al aura été la vedette de la bourse de Tel Aviv en 2015...



En bondissant de 340%, elle a porté la valeur boursière du transporteur israélien au montant record de 1,4 milliard de shekels ; c’est la progression la plus forte jamais enregistrée en un an parmi les 150 plus grandes sociétés cotées à Tel Aviv.
La poussée de l’action d’El Al est surtout liée aux bons résultats de la société, notamment en raison de la chute du prix des carburants. En 2015, ses dépenses de fonctionnement ont baissé de 11% pour se fixer à 1,21 milliard de dollars, alors que le chiffre d’affaires se situait à 1,58 milliard de dollars. Le bénéfice net est ainsi passé de 13 millions de dollars en 2014, à 94 millions en 2015.


LE GAGNANT : LE HOLDING KNAFAÏM


Le grand gagnant de la flambée de l’action d’El Al est, naturellement, son principal actionnaire : le holding Knafaïm, qui contrôle la compagnie aérienne depuis sa privatisation en 2002.
Aujourd’hui, Knafaim Holdings Ltd détient 36,3% du capital d’El Al, soit un montant d’un demi-milliard de shekels.
Knafaïm est une société holding qui est détenue conjointement par Tami Moses Borovich (23%) et son mari Dedi Borovich (11,2%), les hommes d’affaires Poyo Zbadovitz (15,3%) et Pinhas Ginzburg (10%) ainsi que les sœurs Carmel Alyn et Dafna Arnon (5,4%).


LE PERDANT : LE FONDS D’INVESTISSEMENT FIMI


En revanche, le grand « perdant » de l’envolée de l’action d’El Al est le fonds d’investissement Fimi : en avril 2013, celui-ci avait signé avec Knafaim Holdings Ltd un protocole d’accord pour le rachat d’une partie du capital d’El Al, en échange de 310 millions de shekels.
Or, cette transaction avait été annulée quelques mois plus tard, en octobre 2013 : un litige avec le comité d’entreprise d’El Al n’avait pas permis de signer un accord avec les salariés, conduisant Fimi à se retirer définitivement des négociations.
Aujourd’hui, les dirigeants de Fimi s’en mordent les doigts : depuis l’annulation de la transaction, l’action d’El Al a bondi de plus de 500%.


Jacques Bendelac (Jérusalem)


Source Israel Valley