L’incident était passé presque inaperçu. Vendredi, des sympathisants d’Al-Qaida ont investi les Rues Basses. «Nous avons été choqués de voir que n’importe qui peut obtenir un stand auprès de la Ville de Genève, explique une jeune tunisienne qui a contacté la rédaction. Je comprends qu’on ne reconnaisse pas le nom du groupe Ansar Al-Charia, mais tout le monde connaît le drapeau noir des djihadistes.»...
Antonio Pizzoferrato, chef du Service de la sécurité et de l’espace public, explique que la demande est parvenue à la Ville de Genève au nom d’un centre culturel albanais, rapporte 20 minutes dans son édition du jour.
Le principal centre culturel albanais de Genève dément catégoriquement avoir réservé un stand. «Cette autorisation a été demandée au nom d’une personne qui ne vient pas de notre association. Nous n’avons rien à voir avec le groupe Ansar Al-Charia et nous rejetons son approche salafiste», déplore Serif Biljali, président de l’Association culturelle des musulmans albanophones de Genève Dituria. «La Ville de Genève m’a indiqué aujourd’hui par téléphone que c’est une association fribourgeoise qui a fait la demande.» Manuel Tornare, conseiller national socialiste et président de l’Université populaire d’Albanie, certifie également que la demande n’a pas été faite au nom de cette institution.
La communauté musulmane de Genève exprime son désarroi. «Nous sommes consternés par ce qui est arrivé et nous condamnons tous ces groupes affiliés à Al-Qaida ou à tout autre groupe jihadiste qui ne sont rien d’autre que des ennemis de l’humanité. Ce qui est arrivé nous concerne tous. Nous sommes sous le choc», réagit Hafid Ouardiri, directeur de la Fondation de l’Entre-Connaissance.
Source JerusalemPlus
