La décision du député travailliste Benjamin Ben-Eliezer de renoncer à sa candidature présidentielle suite à une enquête de police a conduit à de nouveaux appels pour soumettre l’élection présidentielle au suffrage universel. La loi israélienne stipule que le président est élu par la Knesset mais une enquête de février dernier a révélé que 72 % des Juifs israéliens sont en faveur d’un scrutin au suffrage direct...
Le chef du parti Kadima, le député Shaul Mofaz, a exhorté la Knesset à changer la loi : " Je suggère que nous modifions le système électoral de la présidence car je refuse de prendre part à ce fiasco politique. Je crois qu’il est temps que les citoyens votent pour élire leur président. Le président est le président de tous les israéliens, pas le président de la Knesset, le président ne devrait pas être élu à la suite de jeux de pouvoir politiques et de copinages. Le rôle du président est primordial et il suggère le respect de l’Etat d’Israël, j’ai de la peine de constater une bataille politique sans honneur où tous les coups bas sont permis« ".
La possibilité de changer la loi existe mais l’opposition de la part des députés est farouche car cette loi réduirait leur influence sur le processus. Les experts pensent que le projet de loi à cet effet aurait peu de chances de passer à travers le processus législatif. La révision de la loi pour permettre au public d’élire directement le président coûterait au moin 100 millions de shekels, argument de poids pour les détracteurs du projet.
Avec Ben-Eliezer hors course, l’ancien président de la Knesset Reuven Rivlin est considéré comme le favori pour la présidence. La liste des candidats à la présidence ne compte plus que Meir Sheetrit, Dalia Itzik, Dalia Dorner et le lauréat du prix Nobel, le Professeur Dan Shechtman.
Le retrait de Ben-Eliezer signifie aussi que les dizaines de députés qui lui avait donné leur soutien devront désormais choisir un autre candidat.
Source Tel-Avivre
