L’exposition intitulée "Un peuple, un livre, une Terre - 3500 ans de relations du peuple juif avec la Terre Sainte", qui était supposée avoir lieu en janvier au siège de l'UNESCO à Paris et avait été temporairement annulée, aura finalement lieu, et ouvrira ses portes mercredi. L'UNESCO avait créé le scandale en janvier, après avoir brusquement annoncé qu'elle retardait l'exposition après avoir reçu une lettre du groupe des 22 Etats arabes membre de l’organisation, qui dénonçaient l’impact négatif de l’exposition sur les négociations israélo-palestiniennes en cours...
L'agence onusienne avait également indiqué avoir besoin de temps supplémentaire pour réviser "les questions en suspens concernant des éléments contestables" que les Etats membres pourraient percevoir comme "un danger au processus de paix".
Le Centre Simon Wiesenthal a co-organisé l'exposition avec l'UNESCO, pensée par l'historien israélien Robert Wistrich.
Mercredi après-midi Wistrich et différents représentants du Centre Simon Wiesenthal seront invités par le président français François Hollande à l'Elysée, où une petite cérémonie accueillera les organisateurs de l'exposition sur le rapport des Juifs à leur terre.
"Hollande sait tout de l'exposition", a témoigné Wistrich, qui dirige le centre d'étude sur l'antisémitisme à l'Université hébraïque de Jérusalem.
"Il est également très penché sur la question de l'antisémitisme, particulièrement depuis les incidents graves de Bruxelles", affirme Wistrich, se référant à la tuerie survenue le 24 mai dernier dans la capitale belge.
"Les États-Unis, les responsables israéliens et canadiens ont œuvré activement pour sauver l'exposition", avait affirmé le rabbin Marvin Hier, doyen et fondateur du Centre Simon Wiesenthal lorsque l'exposition du 20 janvier avait été reportée.
"Il est impensable qu’un lieu de culture comme l'UNESCO interdise l'histoire d’un peuple, celle du peuple juif. C'est inacceptable", avait-t-il poursuivi.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait également critiqué l'UNESCO après la décision de reporter l'exposition.
L'exposition doit retracer la longue histoire du peuple juif en Terre Sainte, de l'époque du patriarche biblique Abraham à l'Israël moderne comme puissance high-tech.
Source I24News
