Suite à la contagion rapide sur les réseaux sociaux de la campagne de défense de David le "Nahlawi" (de l'unité combattante Nahal), l'armée israélienne a décidé de restreindre la liberté d'expression sur le web des soldats en service qui nuiraient aux valeurs de Tsahal, a rapporté le site israélien Ynet mardi. De nouvelles lois au sein de l'armée israélienne devraient régir et conditionner l'accès des soldats sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, dans une tentative de réguler leurs publications, commentaires et "likes" qui pourraient être désavantageux et dangereux pour l'institution militaire de l'Etat hébreu, toujours selon Ynet...
Ces mesures ont été engendrées par la campagne de défense de David le "Nahlawi", qui a enflammé la toile le mois dernier. Ce jeune soldat filmé en train de braquer son arme sur un jeune palestinien, a été condamné par ses supérieurs à une peine de prison à l'armée.
Bien que ses commandants aient affirmé qu'il avait encouru cette peine pour d'autres infractions à la loi militaire, des milliers d'internautes ont réagi sur une page Facebook à son effigie, pour se plaindre des conditions de vie à l'armée, et du manque de soutien aux soldats des instances militaires.
Très rapidement, des militants pro-palestiniens ont attaqué farouchement le jeune militaire sur les réseaux sociaux, qui a armé son fusil tandis que les jeunes palestiniens qui l'entouraient n'étaient pas armés, après analyse approfondie des images.
La solidarité israélienne a été plutôt unanime dans le cas de David Admov (David le Nahlawi), qui a par la suite été dégradé de sa position de combattant.
Les photos ont circulés en masse sur Facebook, et affichaient des centaines d'Israéliens brandissant des affiches "Moi aussi je soutiens David le Nahlawi".
A la lumière de ces évènements récents, accompagnés notamment l'an dernier de la diffusion de photographies de soldates nues sur les réseaux sociaux, dont Facebook, Twitter et Whatsapp, Tsahal a fait état de ses nouvelles règles au sein de l'armée.
Les soldats devront désormais prendre conseil auprès de leur commandant avant toute publication afin de vérifier qu'elle ne portera pas atteinte aux services de renseignement, à l'armée ou à leur propre sécurité. Les commandants seront également responsables des commentaires, posts et likes des soldats de leur unité, avec qui ils n'auront par ailleurs pas le droit de devenir "amis".
Dès leur enrôlement dans l'armée, les soldats devront accepter les nouvelles conditions, dans le but d'expliquer que "les dangers de l'utilisation des médias sociaux se rapportent à la violation de la vie privée une dangereuse addiction, ainsi que le brouillage des frontières entre public et privé, militaire et civil, et l'absence de contrôle sur la distribution et l'utilisation des informations à des fins commerciales", selon le communiqué de l'armée.
Les jeunes soldats enrôlés ne seront plus autorisés à se localiser sur Facebook, et devront faire leur possible pour garder leur emplacement secret. Tout contenu jugé sexuel, pornographique ou impudique, notamment l'application de messages instantanés Whatsapp, qui est la nouvelle cible de l'appareil militaire.
Source I24News
