C’est avec un immense plaisir que nous annonçons la sortie de L’an prochain à Tel Aviv, le premier roman de notre ami et rédacteur en chef Misha Uzan. A l’heure où l’immigration, la mondialisation, le mélange des cultures, les marchés émergents sont des sujets qui nous concernent tous, L’an prochain à Tel Aviv saisit au cœur la réalité de l’arrivée de milliers de Français en Israël. Mais, loin de répéter ce que l’on peut lire un peu partout sur Israël, le conflit israélo-arabe et ses clichés, le livre reprend tout et retourne tout...
On se balade dans les rues de Tel Aviv, on en étudie les détails, on admire les belles femmes et les hommes musclés, pour hétéro et pour homos, on se traîne à la plage, on monte en haut des tours de la ville et on jette un regard tantôt critique tantôt amoureux sur un pays mi-oriental, mi-occidental modernisé. Cliché? A la fois oui et non nous dit l’auteur en filigrane. Mais surtout, il ne s’arrête pas là. La dureté des relations, la chaleur humide, le travail difficile, le manque de propreté de la ville, la solitude, le ridicule parfois, et tous les petits détails auxquels on ne fait plus attention et qui sont portés avec brio dans les gestes des personnages, dans leur pensée et leurs fantasmes, tout est revisité dans un roman qui nous fait à la fois découvrir le véritable Israël, la ville de Tel Aviv, et la condition juive en Israël.
Amusant, réfléchi, progressif – ça commence doucement avant de monter très haut le niveau -, et même philosophique tout en restant simple et accessible, bien écrit dans un style contemporain et souvent original, Misha Uzan nous fait voyager au-delà de la méditerranée, au-delà du Moyen-Orient, au-delà même du Tel Aviv que l’on connaît et que l’on aime … ou que l’on n’aime pas.
Oui, même ceux qui n’aiment pas Tel Aviv ou Israël devraient le lire.
Un livre pour tous. A lire cet été sur la plage, à Tel Aviv, ou partout ailleurs dans le monde. A lire aussi si l’on n’est ni à la plage, ni en vacances, ni en été…
A lire tout court.
Source CitizenKane
