Le sort d’un Libanais disparu mardi dans la région frontalière entre Israël et le Liban préoccupe les autorités de Beyrouth. Selon les medias libanais, le berger aurait été arrêté à Bsatra dans la région méridionale de Kfarchouba et conduit vers le territoire israélien.....Détails......
Une patrouille de l’armée israélienne a «enlevé» mardi un berger libanais à la frontière entre les deux pays, ont rapporté l’agence de presse officielle et l’armée libanaises.
Selon l’agence ANI, le berger a été «enlevé» à 16H00 (15Hen Suisse) à Bsatra dans la région méridionale de Kfarchouba et a été conduit vers le territoire israélien.
L’armée libanaise a confirmé dans un communiqué que le «berger Hassan Kassem Zahra, qui gardait son troupeau de bétail» a été enlevé et emmené par une patrouille israélienne.
«La question est suivie en coordination avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban» (Finul), a ajouté l’armée libanaise.
«Troupeau de bétail»
De son côté, l’armée israélienne a indiqué à l’AFP qu’ «au cours de leurs activités de routine sur le mont Dov, les soldats israéliens ont appréhendé un berger suspect qui a intentionnellement traversé la Ligne bleue (...) vers le territoire israélien».
«Le suspect a été transféré aux forces de sécurité pour un nouvel interrogatoire», a ajouté l’armée israélienne.
Cet incident intervient alors que l’aviation israélienne sillonne régulièrement, parfois à basse altitude, l’espace aérien libanais depuis plusieurs jours.
Israël et le Liban sont techniquement en état de guerre et leur frontière commune reste le théâtre d’incidents sporadiques.
La Ligne bleue, une frontière dessinée par l’ONU après le retrait des troupes israéliennes du Liban en 2000, fait l’objet de divergences entre les deux pays sur son tracé.
Des pourparlers «historiques»
Le porte-parole de la Finul, Andrea Tenenti, a indiqué que le commandant de la mission onusienne, le général Stefano Del Col, était entré en contact avec les différentes parties pour obtenir la libération du berger.
La Finul va lancer une enquête pour déterminer les circonstances de l’incident, «y compris le lieu exact où l’homme a été arrêté», a ajouté M. Tenenti.
Le 27 juillet, des échanges de tirs nourris à la frontière avaient rappelé, le temps d’une journée, le spectre de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, mouvement armé proche de l’Iran et force politique dominante au Liban.
En octobre, des pourparlers «historiques» ont été lancés sous égide de l’ONU et des Etats-Unis concernant les frontières maritimes disputées entre Israël et le Liban.
Les négociations devaient également permettre de trouver un accord sur la frontière terrestre. Mais elles ont buté dès fin novembre et la dernière séance a dû être reportée.
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