vendredi 5 juin 2015

Industries Militaires Israéliennes : la privatisation va s’accélérer...

 
Le gouvernement israélien est résolu à privatiser la société “ Israel Military Industries ” d’ici à 2016 ; douze candidats au rachat sont en lice. Le constructeur public d’armes, la société Israel Military Industries (ou IMI), va être cédé à des capitaux privés. Avec 2.900 salariés, IMI est le principal fabricant d’armes et munitions d’Israël ; ses produits, destinés aux armées de terre et de l’air, équipent aussi bien Tsahal, que l’armée américaine et plusieurs pays membres de l’OTAN...Analyse...


DES PERTES FINANCIÈRES

C’est en 2013 que le gouvernement israélien a décidé de vendre une des plus anciennes industries du pays. Cette première industrie militaire a vu le jour en 1933 pour répondre aux besoins de la Haganah.
À la création de l’État d’Israël en 1948, les industries IMI sont devenues partie intégrante du ministère israélien de la Défense.
En 1990, le statut juridique du constructeur d’armes a été modifié pour devenir une société publique.
Or, depuis sa création, la société IMI accumule les pertes financières. C’est pour tenter de redresser ses comptes que le gouvernement israélien décida, en février 2003, de la réorganisation du groupe ; des chaînes de fabrication furent fermées, 520 salariés furent licenciés et les salaires réduits.
Sans grand succès : en novembre 2013, le gouvernement décide alors de privatiser le constructeur.

70% DES VENTES À L’ÉTRANGER

Dans le cadre de cette privatisation, le ministère israélien de la Défense s’est engagé à acheter du matériel à IMI pour un montant minimal de 550 millions de shekels par an pendant au moins cinq ans (130 millions d’euros). En 2013, 70% de ventes d’IMI étaient réalisés à l’étranger et 30% en Israël.
Après avoir publié un appel d’offres, le gouvernement israélien a reçu pas moins de 12 propositions de rachat de grands groupes israéliens, comme Elbit Systems, le holding Mivtach Shamir et le fonds d’investissement Fimi. Chacun de ces 12 candidats devra maintenant se soumettre à de sévères contrôles sécuritaires, ainsi qu’à des contrôles financiers visant à s’assurer de sa capacité à gérer une entreprise de cette dimension.
La procédure de vérification et de sélection des propositions de rachat devrait s’achever en septembre 2015.
La date limite que le gouvernement israélien s’est fixé pour finaliser la privatisation du constructeur IMI est janvier 2016. Soit un peu plus de 80 ans après sa création.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

Source Israel Valley