Un accord a été conclu entre l'Etat d'Israël et l'Autorité palestinienne afin que les taxes destinées à ces derniers et collectées par l'Etat hébreu soient de nouveau reversées aux Palestiniens, après avoir été gelées en décembre dernier. C'est l'épilogue d'un feuilleton long de 4 mois qui n'en finissait plus d'empoisonner les relations diplomatiques, déjà très tendues, entre l'Etat d'Israël et l'Autorité palestinienne...
Tout commence en janvier dernier lorsque l'Etat hébreu décide de geler le versement des taxes qu'il collecte d'ordinaire pour les Palestiniens. Un gel décidé en représailles à la demande d'adhésion de l'Autorité palestinienne à la CPI. Cette décision, critiquée au sein même de l'Etat notamment par le président Reuven Rivlin va très vite s'attirer les foudres de l'ONU mais également des Etats-Unis.
Créées il y a plus de 20 ans lorsque les dirigeants israéliens se sont engagés à collecter, pour le compte de l'Autorité palestinienne, des taxes et autres droits de douanes sur les marchandises destinées aux Palestiniens et transitant par Israël, cette taxation représente aujourd'hui les deux tiers des recettes de la Palestine, soit 110 millions d'euros mensuel.
Au début du mois, Israël avait proposé de débloquer une partie des fonds mais Mahmoud Abbas avait refusé l'offre, exigeant la totalité de l'argent. Finalement, après 4 mois d'impasse, le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a annoncé ce vendredi qu'un accord avait été conclu afin qu'Israël reverse de nouveau la totalité des sommes perçues, soit plus de 500 millions de dollars. Le dégel a été décidé à l'issue d'une réunion entre responsables des deux camps, à laquelle ont notamment participé le chef des services de renseignements palestiniens, Majed Farraj, ainsi que le ministre des Affaires civiles, Hussein al-Cheikh.
Israël a de son côté confirmé cet "accord sur le transfert des recettes des taxes à l'Autorité palestinienne" et les médias locaux ont précisé que l'Etat hébreu versera 1,8 milliards de shekel (près de 425 millions d'euros) en début de semaine prochaine.
Dans la foulée de l'officialisation de l'accord, le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov , a salué cette décision estimant qu'il s'agissait d'une "étape importante dans la bonne direction pour les deux parties".
Source i-Tele
