La police israélienne enquête sur un possible trafic d'organes comprenant des cas de femmes israéliennes âgées de 18 à 20 ans qui se rendent en Turquie pour y subir une ablation d'organes qui sont ensuite revendus à des patients âgés venant du monde entier. L'enquête, dont l'ordonnance de non publication vient d'être levée, s'est resserrée ces derniers temps sur un habitant de Beer Sheva (sud) de 40 ans, avec un casier judiciaire et qui a quitté le territoire...
Fin mars, les parents de l'une des jeunes femmes ont déposé plainte au commissariat de Beer Sheva après avoir découvert que leur fille de 18 ans s'était rendue en Turquie pour y être hospitalisée afin de subir l'ablation de l'un de ses reins.
Interrogée dès son retour, la jeune israélienne a confirmée s'être rendue en Turquie dans le but de subir une opération chirurgicale mais a déclaré être rentrée en Israël sans avoir eu recours à l'ablation, suite aux pressions de sa famille.
Néanmoins, durant cet interrogatoire, le nom d'une autre jeune femme sur le point de rentrer en Israël après avoir fait don d'un rein en Turquie a été révélé.Détenue dès son arrivée à l'aéroport international Ben Gourion, cette seconde jeune femme a immédiatement confessé avoir donné un de ses reins, par empathie, à une femme de 50 ans vivant en Israël et qu'elle connaissait depuis un peu plus d'un an mais nie catégoriquement avoir reçu de l'argent en retour.
Cependant certains receveurs d'organes ont admis avoir payé à l’hôpital plus de 85.000 euros pour leur chirurgie. Un de ces receveurs est un citoyen israélien vivant aux Etats-Unis, qui est rentré chez lui après l'intervention.
Toutes les jeunes femmes qui ont donné un organe ont déclaré avoir fait ce geste sans rémunérations, uniquement en raison d'un "lien affectif" qu'elles avaient tissé avec les receveurs.
Selon la police, les paiements se sont fait de mains à mains, en liquide, de façon à rendre le paiement intraçable. Un médecin israélien, qui connaîtrait le principal suspect, est également soupçonné d'avoir effectué des tests de compatibilité tissulaire sur les donneurs avant les greffes.
Selon la police turque, également impliquée dans cette enquête, les organes sont vendus par une tierce personne qui sert de médiateur entre les donneurs et les receveurs en échange d'un paiement.
Source I24News
