Pour les Américains, il ne fait pas bon plaisanter avec le fisc. Ce n'est pas Eyal Golan, qui vient de l'apprendre à ses dépends, qui dira le contraire. Le chanteur aux trois millions d'albums vendus, onze fois élu chanteur de l'année, vient de se voir refuser un visa d'entrée aux Etats-Unis où il devait se produire, avec la non moins célèbre Sarit Haddad...
Alors que s'est-il passé ? Ses aventures quelque peu sulfureuses ? Non, plutôt sa condamnation pour fraude fiscale. En 2011, Eyal Golan, soupçonné d'évasion fiscale et de présentation de fausses factures est arrêté. Libéré sous conditions restrictives, une plainte est déposée pour fraude fiscale avoisinante les 2,5 millions de shekels, soit environ 15 mois de prison avec sursis
570 000 euros.
En 2013, l'interprète de Bila'adayikh choisit de plaider coupable afin de bénéficier d'un allégement des peines. Il écope donc de quatre mois de travaux, de quinze mois de prison avec sursis et d'une amende de 75000 shekels, soit 17000 euros.
Ce que ne savait certes pas Eyal Golan, c'est que contrairement à la législation israélienne, la fraude fiscale est considérée par la législation américaine comme étant un crime immoral, rendant automatiquement l'auteur de l'infraction indésirable sur le territoire américain.
C'est donc la raison pour laquelle les autorités de l'immigration lui ont fermé les portes du rêve américain, comme c'est le cas pour environ 10% des demandeurs israéliens de visas par an.
L'Amérique, Eyal la veut mais l'aura-t-il ? Il vient juste de déposer une demande de visa temporaire et comme le dit le titre d'une de ces dernières chansons, “Yamim Yagidou”, le temps nous le dira…
Source ActuJ