Benyamin Netanyahu, plus pérenne des premiers ministres de l'histoire israélienne, tente de faire le plein de votes à droite afin de remporter ces législatives qui s'annoncent âprement disputées, selon les derniers sondages des médias locaux.
Lors d'une conférence de presse avec Benyamin Nétanyahou, Moché Feiglin, chef de Zehout (Identité), parti qui prône le respect des libertés individuelles tout en assurant vouloir renforcer l'identité juive dans l'Etat d'Israël, a annoncé son retrait de la campagne électoral en échange d'une promesse d'un portefeuille ministériel et d'un engagement en faveur de la légalisation du cannabis médical.
«Je vous vois comme ministre dans le prochain gouvernement et je vous vois comme partenaire avec une vision commune», a déclaré Benyamin Nétanyahou, assurant que Moché Feiglin sera nommé ministre et membre du cabinet restreint socio-économique.
Selon les termes de l'accord consulté par l'AFP, «dès la première session de la Knesset, une loi sera votée pour la légalisation de la marijuana pour des besoins médicaux» et pour l'ouverture de ce marché à l'import.
Un des points essentiels de la dernière campagne du parti de Moché Feiglin, ancien député du Likoud de Benyamin Nétanyahou qui avait fondé sa formation en 2015, était la légalisation du cannabis ce qui lui avait amené des électeurs différents de son public habituel de la droite nationaliste.
Après une campagne très médiatisée lors des élections d'avril dernier qui n'ont pas permis d'aboutir à une coalition gouvernementale, son parti Zehout avait obtenu 2,7% des voix (environ 120.000 votes), ce qui le plaçait en dessous du seuil de 3,5% pour entrer à la Knesset.
Pour les nouvelles élections, Benyamin Nétanyahou avait assuré qu'il ferait le maximum pour éviter des pertes de voix à droite et empêcher les listes avec peu de chances de passer le seuil d'éligibilité de se présenter.
Après le retrait de la course de Zehout, deux autres petites formations à la droite du Likoud sont encore en lice, «Force juive», un parti d'extrême droite et «Noam», une liste orthodoxe et nationaliste.
Source Le Figaro
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