Dans le courrier des lecteurs du Quotidien du 18 Janvier, l’ineffable Nazir Houssen, courrieriste à temps partiel nous gratifie d’une pathétique bafouille dans laquelle il affirme qu’entre l’Arabie Saoudite (entre autres) et l’Iran, Monsieur préfère l’Iran. Bref entre le choléra et la peste, Nazir déclare fièrement choisir le choléra iranien...
De mon côté, entre les coupeurs de têtes financeurs de l’état islamique et autres affiliés qui viennent juste de sévir à Ouagadougou et les pendeurs d’homosexuels au bout des grues de Téhéran et accessoirement menaceurs quasi-quotidiens d’atomisation du peuple juif, je ne choisis pas, je rejette en bloc.
L’opinion de Nazir n’est pas seulement pathétique, elle est dangereuse. Elle reflète, en terme à peine voilés, le vieux contentieux mortel entre sunnites et chiites. Elle reflète aussi cette haine viscérale de l’occident et en particulier de l’Amérique, le « grand satan », haine qui gangrène cet Iran des ayatollahs illuminés.
C’est ce que je discerne quand Nazir éructe « l’alignement de certains sur Washington » ou « la mainmise américaine sur la région ».
En retard d’un train le Nazir qui n’a pas encore perçu le désengagement pourtant évident de l’Amérique d’Obama du Moyen-Orient et l’engagement non moins évident des Khameini et consors au Liban via les nazislamistes du Hezbollah, en Irak après le départ des troupes américaines justement, au Yemen auprès de la sedition Houtti, en Syrie en soutien au massacreur Bachar El Assad etc.
Non vraiment, j’aurais aimé lire de la part de Nazir, ne serait-ce qu’au nom de sa communauté qu’il aurait alors honorée, un message de paix.
Je n’entends malheureusement que la perpétuation de la violence meurtrière séculaire entre sunnites et chiites, mais pouvait-on raisonnablement en espérer plus de la part d’un homme qui a choisi fièrement le même camp que celui du plus grand imam chiite dont il porte justement le même nom ?
Source Le Quotidien
