Le Hamas a nié avoir proposé à Israël une trêve à long terme en échange d’une levée du blocus israélien sur la bande de Gaza imposé en 2007 après l’enlèvement du soldat Gilad Shalit, après des rumeurs sur une possible proposition émanant de l’organisation terroriste qui dirige de facto l’enclave palestinienne...
Bassem Naim, un haut responsable du Hamas, a déclaré que le rapport, publié sur le site de nouvelles israélienne Walla, était faux, et a affirmé que le Hamas n’avait pas abordé ce sujet, a rapporté lundi le Jerusalem Post.
Le porte-parole du Hamas Sami Abu Zuhri a également démenti l’information, soulignant que si certains pays avaient fait une telle proposition au Hamas, l’organisation n’avait jamais répondu à cet appel.
Abu Obeida, porte-parole de l’aile militaire du Hamas, les Brigades al-Qassam, a réaffirmé que l’organisation continuerait de kidnapper des soldats israéliens afin d’obtenir la libération des prisonniers sécuritaires palestiniens incarcérés en Israël, selon Aroutz 7 lundi.
Ainsi, selon le rapport publié lundi matin par Walla, le Hamas aurait récemment transmis une série de messages à Israël indiquant être intéressé par un cessez le feu sur le long terme.
Les discussions sur cette proposition auraient eu lieu ces derniers mois entre les hauts responsables du Hamas et des diplomates occidentaux.
Un haut responsable israélien a déclaré à I24news qu’Israël était au courant de la volonté du Hamas de parvenir à une trêve à long terme mais que les messages n’avaient pas encore été transmis aux décideurs israéliens.
Walla a indiqué que parmi les diplomates impliqués dans les contacts figurent l’émissaire sortant de l’ONU au Moyen-Orient, Robert Serry ainsi que le consul suisse Paul Garnier.
Garnier a visité Gaza à plusieurs reprises ces derniers mois, plus récemment, en février. Il a entre autres rencontré les dirigeants du Hamas Moussa Abou Marzouk, Bassam Naim, Ghazi Hamed.
Le Hamas a clairement fait comprendre à Garnier qu’il était prêt à s’engager à un cessez-le-feu d’au moins cinq ans, au cours duquel les deux parties cesserait toute activité militaire « au-dessus et en dessous du sol ». En retour, Israël lèverait son blocus, y compris les limitations sur les exportations, et permettrait la construction d’un port et d’un aéroport à Gaza.
Garnier aurait présenté ces exigences aux hauts fonctionnaires de l’UE qui sont en contact avec Israël. Or, tandis que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a rencontré lundi des responsables suisses lors d’un voyage officiel à Genève, le pays a affirmé de son côté ne pas être au courant de modalités d’un accord de cessez-le-feu émises par le Hamas et a nié l’implication de son consul.
Le Hamas aurait également présenté une vision relativement modérée de l’avenir dans un document qu’il a transmis à l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui a visité la bande de Gaza le mois dernier.
Dans le document, publié par Walla, le Hamas ne s’opposerait pas à l’établissement d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale.
Source JerusalemPlus