Il crut trouver dans la Seconde Guerre mondiale l’occasion qu’il attendait et prit contact avec Franz von Papen, ambassadeur allemand à Ankara. C’est en collaboration avec celui-ci qu’il participa à la création de la Légion du Turkestan du Schutzstaffel (SS) qui combattit aux côtés des nazis.
Nuri Pacha passa une grande partie de la guerre en Allemagne nazie où il fit en sorte de devenir un conseiller pour le Caucase. Il travaillait surtout à obtenir de l’Allemagne qu’en cas de victoire contre les soviétiques (victoire à laquelle il espérait contribuer en soulevant, selon ses dires, 100 000 caucasiens si l’Allemagne avançait), l’Azerbaïdjan et le Dagestan en priorité, puis les territoires de l’ancien Turkestan, deviendraient autonomes tout en recevant leurs directives de Turquie.
Nuri Pacha mourut en 1949, dans l’explosion d’une usine. Son corps démembré ne put, à cette époque, recevoir les rituels funéraires. C’est en 2016 que les cérémonies eurent finalement lieu, en présence de la députée azérie Ganira Pachayeva et de représentants de la ville d’Istanbul. Le journal dailysabah relate l’hommage rendu à ce criminel nazi comme une justice rendue à ce « héros turc de la guerre ».
Nuri Pacha représente, via le panturquisme, le pont sanglant qui unit les génocides arménien et juif. Pont toujours solide et commémoré, encore de nos jours, par les responsables turcs et azerbaïdjanais.
Source Armenie News
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