Apologie du Hamas, compassion pour Mohamed Merah, admiration pour Dieudonné...l'avocat Gilles-William Goldnadel rappelle à la députée insoumise Danièle Obono les propos de celle qu'elle appelle «camarade»......Détails.........
«Les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe» ainsi parlait Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République.
Lorsqu'on demande à Madame Danièle Obono députée la France Insoumise si de tels propos sont racistes, Madame Obono répond «qu'elle ne sait pas» (Radio J dimanche 5 novembre).
En revanche, ce qu'elle sait, c'est que Madame Bouteldja est une «une camarade militante antiraciste qu'elle respecte».Toute la bouffonnerie, l'hypocrisie, la sottise, la perversion et la dangerosité de l'antiracisme dévoyé sont contenues dans cette lamentable palinodie.
"Mohamed Merah c'est moi et moi je suis lui. Nous sommes de la même origine et surtout de la même condition. Nous sommes des sujets postcoloniaux. Nous sommes des indigènes de la république" - Houria Bouteldja.
Antiraciste, rien de tel qu'un pot-pourri, le mot n'est pas trop mal trouvé, des saillies les plus obscènes de cette dernière. Sur notre pays: «Il faut dénationaliser l'histoire de France…. Je crois qu'il faut faire exploser cette identité française…»
Après la mort de Merah: «Mohamed Merah c'est moi. Le pire c'est que c'est vrai. Comme moi, il est d'origine algérienne, comme moi il a grandi dans un quartier, comme moi il est musulman.…
Comme moi, il sait qu'il sera traité d'antisémite s'il soutient les Palestiniens colonisés, d'intégriste s'il soutient le droit de porter le foulard. Mohamed Merah c'est moi et moi je suis lui.
Nous sommes de la même origine et surtout de la même condition. Nous sommes des sujets postcoloniaux. Nous sommes des indigènes de la république… Je dis ce soir, je suis musulmane fondamentale.»
Il faudra demander à la députée Insoumise si sa camarade antiraciste qu'elle respecte, ne faisait pas ici l'apologie d'un assassin terroriste.
Pour l'éclairer un peu, voilà ce qu'elle reproche à Sartre de ne pas avoir écrit en paraphrasant Fanon: «Abattre un Israélien, c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé: reste un homme mort est un homme libre.»,
Avec cette belle cohérence, voilà ce qu'elle écrit à propos du Hezbollah et du Hamas: «Aujourd'hui, le Hezbollah et le Hamas sont des organisations, des mouvements politiques qui sont élus démocratiquement, et ce sont effectivement des résistants et qui résistent, le Liban à l'occupation, et la Palestine, à l'occupation des Palestiniens.
Ce sont des mouvements de résistance qui résistent contre l'occupation israélienne… J'affirme haut et fort que ces deux mouvements sont des mouvements de résistance ; c'est clair, net et précis.»
Pour aider à sa réflexion sur la camarade antiraciste qu'elle respecte voilà ce que celle-ci dit de Dieudonné: «Dieudonné est un indigène social… pour autant j'ai des sentiments ambivalents.
D'abord, j'ai commencé par dire que j'aime Dieudonné ; je l'aime comme l'aiment les indigènes ; je comprends pourquoi les indigènes l'aiment. Je l'aime parce qu'il a fait une chose importante en termes de dignité, de fierté indigène, de fierté noire: il a refusé d'être un nègre domestique.
Même s'il n'a pas le bon logiciel politique dans la tête, il a une attitude de résistance vis-à-vis du monde blanc…
Il a résisté face aux sionistes-ce que très peu d'indigènes font. … Quand Dieudonné se lève, il guérit une blessure identitaire. Celle qui est causée par le racisme qui abîme la personnalité indigène.
Ceux qui comprennent «Black is beautiful» ne peuvent pas ne pas comprendre cette dimension, je souligne, cette dimension de Dieudonné.»
Il faudra demander à Daniel Obono ce qu'elle pense du portrait flatteur de Monsieur M'Bala M'bala par la militante antiraciste qu'elle respecte.
Bouteldja déteste les féministes blanches, elle comprend qu'une femme violée par un Noir ou un Arabe ne le dénonce pas au pouvoir blanc par esprit de solidarité raciale. Il faudra demander à la députée insoumise ce qu'elle pense de ce féminisme- là.
Je pourrais poursuivre cette litanie raciste avec encore dix mille signes de la même eau putride.
Je recommande pour cela à mes lecteurs le chapitre six du dernier et excellent opus de Pierre-André Taguieff («L'islamisme et nous» CNRS éditions). Et je pourrais poursuivre tout aussi ironiquement mon coopératif questionnement à Madame Danielle Obono.
Mais mon assistance à députée naufragée en danger ne s'arrêtera pas en si bon chemin: Je me propose également de rafraîchir la mémoire défaillante de notre Insoumise amnésique.
Au lendemain de ses déclarations controversées ,celle-ci a déclaré sur sa page Facebook (AFP 6 novembre): «Je ne suis pas et n'ai jamais été membre du Parti des Indigènes de la République. Je suis en profond désaccord avec leurs thèses». Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce désaccord est récent, car le 8 mai 2015 encore à 21h06 la «camarade Obono vantait sa participation à la «table ronde 100 % #meufs# indigènes et salle comble #bougnoulesunited pour les 10 ans du#PIR à Saint-Denis#la classe».
Le même jour, la même camarade Obono, qui ne déteste pas l'humour, gazouillait ainsi: «le PIR est à venir»: 10 ans déjà @indigènes_info.!!! # merci# camarades# bougnoulesunited # pocpower». On a déjà vu des désaccords plus béants.
Mais trêve de persiflage. Pardonnez ma faiblesse, mais, sur l'échelle de Richter de ma colère, j'avoue en vouloir moins à cette députée indigne qu'à tous ces petits marquis et grands seigneurs de l'intellect qui auront fait la courte échelle à la haine raciale la plus débridée.
Des éditions «La Fabrique» d'Eric Hazan à Médiapart en passant par le Bondy blog.
Et pour le dire plus nettement, j'en veux davantage encore aux donneurs de leçons antiracistes élégants qui n'ont pas bougé un doigt judiciaire contre Madame Bouteldja tandis qu'ils martyrisaient Georges Bensoussan ou Pascal Bruckner ou encore Pierre ou Paul pour un mot de travers.
Le procès reste à instruire de ces apprentis chasseurs de sorciers, minables autant que pérorant, qui auront donc réussi à transformer en deux générations une immigration originellement pacifique en chaudron bouillonnant.
Quant au parti des Insoumis mélancholiques, on ne tire pas sur une ambulance, surtout si elle a troqué une croix rouge pour un croissant de lune de fiel.
Madame Obono voit dans sa camarade de combat respectée une «antiraciste».
Je suis persuadé que si le diable renvoyait sur la terre son cher petit moustachu préféré, celui-ci se proclamerait comme l'antiraciste et l'antifasciste le plus déterminé.
Source Le Figaro
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