lundi 15 février 2016

Bourse : la crise qui a démarré en Asie et Europe s’étend à Tel Aviv



La dégringolade des places mondiales se répercute aussi à la bourse de Tel Aviv: depuis le début de l’année, l’indice TA-25 s’enfonce en perdant 9%. Depuis le début 2016, les bourses mondiales s’enfoncent, faisant resurgir les craintes d’un krach. À Tel Aviv aussi, la plupart des actions sont dans le rouge : pour la seule journée de jeudi dernier, l’indice TA-25 a perdu 2,8% et depuis le début de l’année, il a plongé de 8,8%...



La flambée de stress qui a démarré en Asie et s’étend en Europe et Amérique, est donc contagieuse : elle atteint aussi la bourse de Tel Aviv, et cela en dépit de la bonne stabilité des banques israéliennes et de l’économie réelle. À l’origine de cette nouvelle crise financière : les nombreux risques qui pèsent sur l’économie mondiale en 2016.
Il est vrai que depuis le début de l’année, chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles : le ralentissement de la Chine et son impact sur le commerce mondial, la chute des prix du pétrole, l’instabilité du secteur bancaire européen, etc. Il n’en fallait pas moins pour provoquer le retrait des investisseurs, et en Israël aussi ; même si, selon les analystes israéliens et experts internationaux, l’économie israélienne reste plus solide que la plupart des économies asiatiques et européennes.


SOLIDITÉ DE L’ÉCONOMIE RÉELLE


Le dernier rapport de l’OCDE sur l’économie israélienne est venu rappeler que « l’économie est résiliente et s’appuie sur des bases solides ». Autrement dit, l’économie israélienne a de bonnes capacités de résistance à des chocs extérieurs ; y compris à des chocs boursiers. Les experts internationaux concluent leur rapport en constatant que « les taux de croissance y sont supérieurs à ceux de la plupart des autres pays de l’OCDE depuis plus d’une dizaine d’années, l’emploi augmente, l’inflation est faible et les finances publiques sont relativement saines ».
Certes, une crise boursière dans le monde pourrait se transmettre aussi en Israël, par le biais des marches financiers, entraînant un ralentissement de son activité économique. Mais l’économie réelle israélienne semble suffisamment solide pour limiter les dégâts que causerait la perte de confiance des ménages et des entreprises ; et pour récupérer rapidement, lorsque la crise se dissipera.


SOLIDITÉ DES BANQUES


Contrairement à de nombreuses banques européennes, les banques israéliennes sont stables, avec un niveau d’endettement raisonnable ; elles disposent de fonds propres suffisants pour faire face à un coup dur, et elles affichent même d’insolents profits.
Le même rapport de l’OCDE est sans équivoque : « Le système bancaire est rentable et bien capitalisé, même si sa forte exposition au crédit hypothécaire et au secteur immobilier constitue un facteur de risque que la Banque d’Israël s’efforce de contenir ».
Certes, il ressort de l’étude de l’OCDE que le secteur bancaire est concentré et peu efficient. Mais c’est surtout en raison de l’insuffisance des acteurs dans le secteur des services bancaires aux particuliers ; en cas de crise boursière, un petit nombre d’établissement bancaires peut être un avantage pour l’économie d’Israël qui limitera ses risques financiers.


Jacques Bendelac (Jérusalem)


Source Israel Valley