lundi 10 août 2015

Les prisonniers palestiniens interrompent leur grève de la faim


Les prisonniers palestiniens ont déclaré dimanche soir que les détenus du centre de détention de Nafhah (sud d’Israël) cessent leur grève de la faim commencée il y a six jours, après des négociations de dernière minute avec la direction de la prison, rapportent les médias israéliens...


D’après les prisonniers, cette entaille ne durera que deux semaines, au cours desquelles la direction s’est engagée à prendre en considération les exigences des détenus.
Entre autres, les autorités ont assuré d’annuler les procédures engagées à l’encontre des prisonniers qui ont entamé une grève de la faim.
L'ONU a fait savoir dans un communiqué samedi qu'elle était opposée à la loi adoptée en par le parlement israélien en juillet permettant l’alimentation forcée des détenus palestiniens grévistes de la faim.
Pour les Nations unies, la grève de la faim est une forme non violente de protestation qui peut être utilisée comme dernier recours pour protester contre les conditions de détention des prisonniers. Cette nouvelle loi est “inquiétante pour tous ceux qui travaillent pour protéger le droit à la santé des Palestiniens dans les territoires occupés”, a affirmé l’organisation internationale.
Le 30 juillet dernier, le parlement israélien (Knesset) a approuvé une proposition de loi permettant l'alimentation forcée des détenus grévistes de la faim dont le pronostic vital est engagé suscitant la critique de de certains partis politiques et l'opposition du principal syndicat des médecins.
La loi votée par la Knesset ne mentionne pas explicitement les Palestiniens, mais le ministre à la Sécurité Intérieure, Gilad Erdan, a affirmé que "les grèves de la faim des terroristes en prison sont devenus un moyen de menacer Israël".
Selon l'Association pour les droits civiques en Israël, la majorité des prisonniers en grève de la faim sont des Palestiniens maintenus en détention administrative, une disposition controversée héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet à Israël de détenir des Palestiniens sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.
Les autorités israéliennes considèrent que la mort de prisonniers palestiniens des suites d'une grève de la faim peut être un facteur de déclenchement de vagues de protestations en Judée-Samarie et à Jérusalem-Est.
Source I24News