jeudi 8 août 2013

Réaction disproportionnée d’un garde du Kotel


En début de semaine, Arie Tal s’est présenté au Mur Occidental pour prier. Au moment où il passait les barrières de sécurité, le gardien a remarqué que se dessinait des instruments de musique sur son scanner. Pour ne pas gêner les fidèles, tout entrée d’instrument de musique est strictement interdite. Tal avait dans son sac un harmonica et une flûte.  » Je les emporte partout avec moi « , a-t-il déclaré aux gardiens. 

 » J’ai dit au gardien que je n’allais pas en jouer mais seulement prier. Ce n’est pas la première fois que je rentre au Kotel avec, ils sont toujours dans un petit sac fermé.  Le garde a refusé, j’ai insisté pour qu’il demande l’autorisation à la police. »
 Suite à la demande de Tal, un officier de police est arrivé et lui a donné l’ordre de quitter les lieux. La police affirme que Tal a refusé de partir, il aurait également refusé de s’identifier. Le policier a alors essayé de l’arrêter mais il aurait exprimé une résistance non violente. Le policier a alors commencé à l’asperger de gaz au poivre.
 La version de Tal est tout autre :  » la police m’a poussé sur le côté et a essayé de me mettre des menottes. Pour moi, c’était une fausse arrestation alors j’ai essayé de sortir de l’endroit sans violence, je criais aux gens présents de ne pas laisser le policier me saisir. À un moment, il a sorti le gaz au poivre et l’a pulvérisé sur mon visage et dans les yeux. L’ effet du gaz a été immédiat et je me suis écroulé sur la table, puis le policier m’a attrapé et m’a tiré hors de la place avec les menottes « . Tal a décrit la sensation de douleur et d’humiliation :  » le sentiment était terrible. Je sentais de fortes brûlures, ils m’ont humilié devant tout le monde, Ils m’ont menotté et m’ont arrêté pour une flûte et un harmonica ».


Tal a été emmené au poste de police proche du mur, puis emmené dans une voiture de police pour interrogatoire. » Ils m’ont enfermé dans une cellule en prétendant qu’il y avait outrage à agent. Ils ont fini de m’interroger seulement à deux heures et demie du soir. Ils ont demandé à ce que je contacte un proche pour payer une caution de 3000 shekels.
 J’ai dû aussi signer un document qui m’engage à ne pas me représenter dans la vieille ville pendant 2 semaines. Ensuite, seulement, ils m’ont relâché ».
 Itamar Ben Lord, l’avocate de Tal a déclaré :  " Les images dures de la vidéo démontrent ce que nous dénonçons depuis plusieurs mois, les policiers de la vieille Ville harcèlent les Juifs et emploient la force de façon démesurée, ils profitent de leurs pouvoirs. Nous allons devoir déposer une plainte car il n’est pas pensable qu’ils utilisent des gaz pour rien. "

Source Tel-Avivre