Le gouvernement a demandé mercredi à la Haute Cour de justice de rejeter une requête déposée par les familles des victimes du terrorisme contre la libération prévue de prisonniers palestiniens, dans le cadre des pourparlers de paix.
Israël a accepté de libérer 104 prisonniers sécuritaires qui ont été emprisonnés avant les accords d’Oslo en 1993, comme un geste de bonne volonté envers l’Autorité palestinienne.
Les prisonniers, dont certains sont considérés comme des » terroristes lourds « , seront libérés en quatre fois, en fonction des progrès réalisés lors des négociations.
Le premier groupe est prévu pour être libéré la semaine prochaine.
La pétition, rédigée par le procureur Naftali Wertzberger pour le » Almagor Terror Association » d’aide aux victimes a été déposée contre l’État.
« Le choix de la libération des prisonniers qui ont été condamnés par les tribunaux, notamment pour avoir participé, pour certains, a des crimes, y compris des attaques délibérées contre des civils, des femmes et des enfants, des actes terroristes et des crimes de guerre est abérant. Les considérations diplomatiques ne devraient pas faire le poid en comparaison de la gravité du coup moral et éthique que représente la libération anticipée de tels individus » a declaré Wertzberger.
L’Etat, qui a demandé au tribunal de rejeter la pétition, a souligné que » la douleur et le chagrin des familles qui ont perdu leurs proches dans des attaques terroristes est compréhensible et touchante. Malheureusement, les pétitionnaires ont payé le prix ultime du terrorisme et l’état n’a aucun moyen de guérir leur douleur.
La position des familles endeuillées en ce qui concerne la libération des prisonniers a été présentée à nouveau devant les hautes instances juridiques pour peser sur les décisions futures. »
La question soulevée dans la pétition est au cœur de l’effort diplomatique actuelle entre Israël et les Palestiniens. La Haute Cour veut éviter d’ interférer sur ces questions et les nombreuses pétitions pour empêcher la libération de prisonniers ont été rejetées dès la première lecture à la demande de l’état.
Wertzberger a déclaré à la suite de cet échec que » ce que les israéliens retiendront, c’est qu’en Israël malheureusement, l’indépendance de la justice n’est qu’un leurre. »
Source Tel-Avivre
