dimanche 8 mai 2016

La SNCF en Israël : Julie Reiner, Directrice des Fusions et Acquisitions






Le 4 avril dernier, à l’occasion du Gala de la Chambre de Commerce France Israël à Paris, plusieurs entreprises ont été récompensées pour leurs contributions aux échanges entre les deux pays. Sous les yeux d’Emmanuel Macron, d’Aliza Bin Noun, Ambassadrice d’Israël en France, et de Patrick Maisonnave, Ambassadeur de France en Israël, c’est notamment la SNCF qui s’est vue remettre un trophée pour la conclusion d’un partenariat stratégique avec Smart Transportation Accelerator...







Guillaume Pépy, Président du Directoire de la SNCF avait alors lui-même transmis la récompense à Julie Reiner, Directrice des Fusions et Acquisitions et responsable du groupe en Israël. Retour sur les investissements israéliens de la SNCF à l’origine de cette reconnaissance.


L’ATTRAIT DES START-UPS ISRAELIENNES.


C’est le 27 avril 2015 que fut signé cet accord entre la SNCF et Smart Transportation, un accélérateur lancé en 2014 par l’Université de Tel Aviv, dont le but est d’épauler les start-ups spécialisées dans les substituts au pétrole. La SNCF avait alors accepté de fournir des mentors et conseillers pour guider les nouvelles entreprises et leur ouvrir la porte des marchés européens et internationaux.
A noter que Smart Transportation, en plus d’avoir été créé sous l’égide de l’Université de Tel Aviv, fait partie de l’initiative gouvernementale “Fuel Choices” et d’EcoMotion, communauté locale des transports intelligents.
Prenant en exemple les succès du GPS communautaire Waze, de la solution anti-collision Mobileye, du concurrent d’Uber “Get Taxi” ou encore de Moovit, dans laquelle Keolis a entre temps investi, Julie Reiner admet : “C’est dans la foulée de ces projets que l’on a eu l’idée d’approcher EcoMotion, une communauté spécialisée sur nos marchés”.
Pour Mathais Emmerich, directeur général délégué performance SNCF mobilités, “C’est une véritable opportunité d’accès aux start-up et aux technologies israéliennes les plus prometteuses”.
Il ne fait nul doute que cet accord s’inscrit parfaitement dans le plan de développement de la mobilité présenté l’an dernier par la SNCF, qui bénéficie de 120 millions d’euros sur trois ans.
Ce dernier a déjà accouché de la nouvelle application SNCF et du nouveau service voyageur IDPass. Reste encore à développer les packages d’offres et de services aux voyageurs tels que le co-voiturage, la réservation de VTC, l’auto-partage de voiture, l’accès à des bicyclettes en libre-service…


UNE CONTINUITÉ DANS LES INVESTISSEMENTS


Si un communiqué commun de la SNCF et d’Israel Railways faisait état d’une “coopération depuis 2000”, c’est en 2012 que la SNCF prit une participation de 20 % dans DAN North, filiale de l’opérateur de transport urbain par bus DAN, chargé du premier projet de Bus Rapid Transit dans la métropole de Haïfa.
En novembre 2013, durant la visite officielle de François Hollande en Israël, est signé un accord de partenariat entre la SNCF et Israel Railways pour le développement et la modernisation des chemins de fer israéliens. En point d’orgue de cet accord se trouve alors le projet d’un TGV reliant Tel Aviv et Eilat, distants de 250 kilomètres.
Un communiqué commun de Guillaume Pépy et de Boaz Zafrir, directeur général des Chemins de fer d’Israël, annonçait alors notamment “la formation des conducteurs de trains israéliens, le développement et la modernisation des gares israéliennes”. Tout cela dans le cadre du projet des chemins de fer israélien “d’atteindre 70 millions de passagers en 2020 contre 45 millions en 2013.”
Des investissement qui, en plus de renforcer les liens de coopération économique franco-israéliens, ont l’avantage de prouver que les investissements importants dans l’État hébreux ne sont pas que l’apanage de consortiums asiatiques ou de grandes multinationales américaines.
Israël constitue également un terreau extrêmement propice aux investissements de grands établissements publics tels que le groupe SNCF.


Source Israel Valley