mardi 10 mai 2016

1ère imprimante 3D de l'Université Islamique de Gaza...




Des étudiants de l’université islamique de Gaza, une des plus prestigieuses universités palestiniennes, ont pu pour la première fois dans la bande de Gaza assister a une opération chirurgicale a l’autre bout du monde. Grâce a des Google glass, les étudiants de la faculté de médecine ont pu observer a distance une opération du colon effectuée au Royal Hospital de Londres par le docteur Ahmed Safi....







Au début du mois d’avril, c’est un autre diplômé de l’université islamique qui a crée l’événement. Muhamad Abu Matar, un technicien gazaoui de 29 ans, a réussi à concevoir la première imprimante 3D fonctionnelle de la bande de gaza.
Cette avancée est l’aboutissement d’un an d’essais menés par Abu Matar dans les laboratoires de son université. Le but selon lui était de se procurer des pièces difficilement trouvables dans la bande de Gaza pour ses travaux sur les circuits électriques. 
 Fabriquée à plus grande échelle la machine aurait pour but d’imprimer des outils à usage médical et éducatif. A terme Abu Matar espère même pouvoir imprimer des prothèses pour les blesses de la région.
Muhammad Abu Matar suit ainsi les pas du Docteur Tarek Loubani, qui avait fait la une des journaux en 2015 en créant le premier stéthoscope en plastique entièrement imprimable pour 30 centimes par stéthoscope. Le projet avait été entièrement et gratuitement partagé en ligne.
Le projet d’imprimante 3D d’Abu Matar a été développé avec un budget de seulement 4000 usd dans le cadre du projet Modaberoon (entrepreneur en arabe).
Le projet Mobaderoon est un incubateur gazaoui financé par le fonds monétaire arabe et la banque islamique de développement dans le cadre de l’université islamique de Gaza. Cet incubateur, actif depuis 3 ans, a sélectionné cette année 20 projets sur les 880 en compétition pour les mener au stade d’incubation et de financement.
Ces événements, bien que très peu impressionnants d’un point de vue technique renseigne tout de même sur la volonté entrepreneuriale de la part de certains gazaouis, malgré les difficultés.
Dans les deux cas les meneurs de ces projets ont indiqué vouloir contourner le blocus, que ce soit en traversant les frontières virtuellement ou en manufacturant leur propres biens, dépassant ainsi les limitations relatives a l’entrée de marchandise dans la bande de Gaza.


Source Israel Valley