Un document secret des services de renseignement américains confirme qu'Israël a éliminé en août 2008 le général syrien Mohamed Suleiman, rapporte mercredi le site israélien Nrg. Le document émane de l'Agence de Sécurité nationale des Etats-Unis qui est l'équivalent de l'unité israélienne 8200 responsable des écoutes, interceptions de communications et du déchiffrage de code...
Il a été publié par le site The Intercept de Glenn Greenwald, un journaliste qui collabore avec l'espion américain Edward Snowden qui a révélé de nombreux secrets de la NSA.
Selon le rapport, l'agence américaine a conclu, après analyse, que l'assassinat du dignitaire syrien était le fait des services israéliens. Suleiman aurait été tué par un commando de marine alors qu'il passait des vacances dans sa villa de luxe du port de Tartous en Syrie.
Des informations avaient été publiées dans la presse par le passé mettant en cause Israël dans cette opération.
Le général Suleiman était chargé des relations entre le régime de Damas et le Hezbollah et il a été l'un des architectes de la construction secrète de la centrale nucléaire syrienne qui aurait été détruite, selon des sources étrangères, par un raid de l'armée de l'Air israélienne.
L'élimination de Suleiman est intervenue près de six mois après l'attentat contre Imad Moughnieh, le chef militaire du Hezbollah et environ un an après la destruction de la centrale nucléaire.
Il y a un an, le secrétaire-générale du Hezbollah, Hassan Nasrallah a déclaré à des journalistes qu'il savait qu'Israël était responsable de l'élimination de Suleiman en raison de son implication dans le Seconde Guerre du Liban.
Le président syrien Bachar al-Assad, qui était un ami proche, a été profondément affecté par la mort de Suleiman, selon un cable diplomatique émanant à l'époque de l'ambassade américaine à Damas et révélé lors de l'affaire WikiLeaks.
"Les Israéliens avaient beaucoup de bonnes raisons d'éliminer Suleiman", a confié Mary Ellen O'Connell, professeur de droit international au site The Intercept.
"Mais d'après la loi internationale, il est absolument clair qu'en Syrie en 2008, ils n'avaient aucun droit, selon les lois de la guerre, puisqu'il n'y avait aucun conflit armé. Ils n'avaient pas le droit de tuer le général Suleiman".
Selon une autre correspondance diplomatique révélée par WikiLeaks, le régime d'Assad n'aurait jamais véritablement enquêté sur les circonstances de la mort de Suleiman, car 80 millions de dollars en espèces auraient été découverts dans sa maison.
Source I24News
