mercredi 11 mars 2015

Le « demi-frère » de Merah dans une vidéo montrant un enfant exécutant un Arabe-israélien accusé d'espionnage !

 
Daesh a diffusé mardi une vidéo affirmant montrer l'exécution par un enfant d'un Arabe israélien accusé d'espionner pour le compte des services secrets israéliens. A côté de l'enfant, un homme francophone menace de s'en prendre aux Israéliens après avoir évoqué la récente attaque ayant visé des juifs en France. Il s'agit du beau-frère de Mohamed Merah...



Sur la vidéo de plus de 10 minutes, on voit un homme présenté comme Muhammad Said Ismail Musallam vêtu d'une combinaison orange, ainsi que son passeport israélien. Il est ensuite abattu d'une balle dans la tête par le jeune garçon, habillé en treillis.



La vidéo se poursuit avec une liste de noms accompagnés de photos d'hommes présentés comme des espions d'Israël.
En février, le père de Muhammad Said Ismail Musallam avait démenti que son fils ait travaillé pour le Mossad, après la publication dans Dabiq, la revue en anglais de l'organisation de l'Etat islamique, d'un article présenté comme l'interview d'un jeune de 19 ans envoyé, selon les djihadistes, en Syrie par l'agence de renseignement israélien.

 
David Thomson est formel. Selon ce spécialiste de l’islamisme radical, l’homme qui apparaît sur une vidéo diffusée ce mardi par Daesh, au côté d’un enfant qui exécute un Arabe israélien accusé d'espionnage, est bien le Français Sabri Essid. Ce trentenaire était une figure du milieu salafiste radical toulousain, avant de rejoindre la Syrie fin mars 2014 avec sa famille.

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Sabri Essid, le beauf de Merah...quelle famille...

Sabri Essid était un proche de Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et de Montauban, abattu par le Raid dans l’assaut de son appartement en 2012. Il se présentait même comme le «demi-frère» de l'assassin au scooter, puisque son père avait épousé religieusement la mère de Merah.
Sabri Essid a organisé l'enterrement de ce dernier en mars 2012. Il est ensuite resté en contact avec la famille de Mohamed Merah, notamment avec sa sulfureuse sœur Souad.


Un pilier du groupe d'Artigat, en Ariège

L’engagement d’Essid dans l’islamisme radical remonte au début des années 2000. Il est même l’un des piliers du groupe d’Artigat, du nom d'un village d'Ariège où réside Olivier Corel, un homme d’origine syrienne surnommé «le cheikh blanc» ou «l'émir blanc».
Sabri Essid part une première fois pour la Syrie fin 2006 afin de rejoindre l’Irak. Arrêté à la frontière entre les deux pays en compagnie de Thomas Barnouin, un converti albigeois, il sera renvoyé en France et condamné en 2009 à quatre ans de prison.

Essid ( avec la barbe a droite... ) aux obseques de Merah

En Syrie depuis un an

Après sa libération à l’automne 2010, il devient grutier à Toulouse. Surveillé par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Essid aurait donc pourtant réussi à rejoindre la Syrie voici un an. Aujourd’hui, il est probablement réapparu de la plus sinistre des manières, tout juste trois ans après le meurtre du militaire Imad Ben Ziaten, le 11 mars 2012, premier crime de la cavale sanguinaire de Merah.
Source koide9enisrael et 20 Minutes