Alors que les négociations organisées par les Etats-Unis entre Israël et l'autorité palestinienne se poursuivent, avec des pressions pour de nouvelles concessions territoriales d'Israël, un haut responsable de l'autorité palestinienne a dit à la télévision syrienne que tout accord serait tout simplement la "première étape" dans l'éradication d'Israël. Abbas Zaki a posté un clip de l'interview, qui a été rapidement traduite et distribuée par Palestinian Media Watch (PMW), sur sa page Facebook.
En réponse aux préoccupations exprimées par le journaliste disant que tout accord avec la médiation américaine serait "déficient", dans la mesure où il exigerait "seulement" qu'Israël cède la Judée et la Samarie, un Zaki souriant a exhorté au calme.
"Vous pouvez vous détendre. Nous nous trouvons réunis pour la première fois. Même les plus extrêmes d'entre nous, le Hamas, ou les forces combattantes (terroristes), veulent un état dans les frontières de 1967 [sic]. Ensuite, nous aurons quelque chose à dire, parce que l'idée globale ne peut être réalisée en une seule fois, plutôt en étape," a-t-il répondu.
Zaki est un membre éminent du comité central du Fatah, le "parti" qui domine l'autorité palestinienne, et qui est dirigé par le dictateur de l'AP, Mahmoud Abbas.
La stratégie d'éradication de l'état juif "par étapes", via une combinaison de terrorisme et de diplomatie, plutôt que dans une seule conquête militaire, a été exprimée par de nombreux responsables de l'AP dans le passé, qui notent qu'Israël ne peut pas être détruit en un seul coup.
Palestinian Media Watch a exposé une série de ces déclarations de hauts responsables dans le passé, jetant un doute sérieux quant à la viabilité de la récente tentative de l'administration Obama d'imposer une solution au conflit.
Plus tôt cette année, dans un discours en présence de Mahmoud Abbas, le ministre des affaires religieuses de l'autorité palestinienne avait expliqué que tous les traités avec Israël doivent être considérés comme un "traité de Hudaybiyyah", une référence à un accord provisoire signé par le fondateur de l'islam, Mahomet, qui était rapidement rompu une fois que les armées musulmanes étaient assez fortes pour remporter la victoire.
Dans une autre interview en 2011, Zaki a été encore plus explicite.
"Alors que l'accord porte sur les frontières du 4 juin, les président (Mahmoud Abbas) comprend, nous comprenons, et tout le monde sait qu'il est impossible de réaliser l'idée de base, ou le grand objectif d'un seul coup," avait-il expliqué à Al Jazeera.
Toutefois, a-t-il poursuive, "un accord qui verrait la destruction et le nettoyage ethnique des communautés juives de Judée et de Samarie prouvera être stratégiquement fatal pour l'état juif à long terme."
"Si Israël se retire de Jérusalem, si Israël déracine les implantations, 650 000 juifs, si Israël retire la barrière de sécurité, qu'arrivera-t-il à Israël ? Israël arrivera à sa fin."
"Si je dis que je veux le retirer de l'existence, ce sera grand, mais c'est difficile. Ce n'est pas politiquement indiqué. Vous ne pouvez pas le dire au monde. Vous pouvez le dire à vous-même."
Le fait est qu'au moins eux sont honnêtes. Et tout le monde est capable de voir ces interviews, mais personne, ni les occidentaux, ni les medias, ni même, et c'est aberrant, les israéliens, ne reprendra ces interviews pour montrer au monde la vrai face des ennemis d'Israël et l'impossibilité d'une paix réelle.
Vous pouvez visionner les interviews en question dans cet article, en arabe traduites en anglais, ici :
Source Juif.Org
