mardi 7 janvier 2014

L'élu suisse pourra se rendre en Israël...


L'ambassade d'Israël en Suisse a tenu à rectifier les affirmations du quotidien «Haaretz». Le 12 décembre, le ministre israélien de la défense Moshe Yaalon a officiellement désigné quatre organisations basées en Europe comme hors-la-loi en raison de leur affiliation avec le Hamas, a précisé lundi à l'ats Tzach Sarid, ministre conseiller de l'ambassade d'Israël. Le «Council for European Palestinian Relations» (CEPR) figurait sur la liste.



Cette organisation belge basée à Londres s'attache à améliorer le dialogue entre l'Europe et le monde arabe, notamment en organisant des voyages dans les territoires palestiniens pour les parlementaires européens. Selon son site internet, son but est de «restituer les droits palestiniens en accord avec la législation internationale, dans le cadre d'une résolution juste du conflit israélo-palestinien».
Geri Müller a été invité à deux reprises par le CEPR à se rendre au Proche-Orient. «Mon premier voyage s'est déroulé il y a trois ans à Gaza. Un an plus tard, je me suis rendu avec d'autres parlementaires à Amman et à Ramallah», a souligné le député Vert.
La semaine dernière, «Haaretz» a diffusé une information, reprise par plusieurs médias helvétiques, selon laquelle la mise à ban du CEPR impliquait une interdiction d'entrée sur le territoire israélien pour tous ses membres. Quatre parlementaires européens, dont l'écologiste argovien, auraient notamment été concernés.
«Geri Müller n'est pas interdit d'entrée dans le territoire israélien, ni en Cisjordanie», a rectifié Tzach Sarid, précisant qu'il en va de même pour ses trois homologues étrangers. La décision du gouvernement israélien ne s'applique qu'aux quatre organisations elles-mêmes, ainsi qu'à douze Palestiniens membres du Hamas et qui font partie de ces organisations, selon l'ambassade.
Quant aux autres personnes collaborant avec ces quatre organisations, ou qui leur sont affiliées, elles ne s'exposent «à une arrestation, ni à aucune autre mesure légale», a encore indiqué M. Sarid.
A la connaissance de Geri Müller, le CEPR ne compte aucun activiste du Hamas parmi ses membres. «Ce n'est pas parce qu'on dialogue avec le Hamas qu'on est affilié au Hamas», commente-t-il. Et d'ajouter qu'il «est très important de communiquer avec les extrémistes si l'on souhaite débloquer la situation.»

Source 20 minutes