lundi 6 janvier 2014

L’Economie Israélienne fait des Bulles : Immobilier, Devises, etc.


En ce début 2014, les bulles spéculatives se multiplient dans l’économie israélienne: certains marchés affichent des prix démesurément élevés. Il est convenu de parler de « bulle économique » lorsque le prix d’échange d’un produit semble très excessif par rapport à sa valeur intrinsèque. Dans l’économie israélienne, le phénomène ne date pas d’hier mais il s’est renforcé l’an passé : des bulles gonflent sur le marché financier, sur le marché des changes, sur le marché immobilier, sur le marché des crédits, etc.



Voici les cinq grandes bulles qui menacent l’économie israélienne : l’implosion de ces bulles pourrait ruiner de nombreux Israéliens qui ont investi massivement sur ces produits, avec la conviction que « le prix sera plus élevé demain ».

1/ BULLE FINANCIÈRE

À Tel Aviv comme dans les autres grandes places financières, les valeurs boursières se sont envolées en 2013. L’indice TA-100 a gagné 13%, alors que dans certains secteurs, les cours ont véritablement flambé, comme l’indice des télécoms (+ 50%), l’indice du biomed (+ 30%) et l’indice des valeurs immobilières (+ 22%). Au total, le volume des transactions réalisées en 2013 à Tel Aviv a augmenté de 10%, pour se situer à une moyenne de 1,2 milliard de shekels par jour.

2/ BULLE IMMOBILIÈRE

La pénurie persistante de logement tire les prix à la hausse : l’envolée des prix de l’immobilier en Israël, observée depuis 2008, s’est poursuivie aussi en 2013. L’an passé, le prix d’un logement a augmenté de 8% par rapport à 2012. Depuis 2008, les prix de l’immobilier ont fait un bond de 78%. En revanche, le pouvoir d’achat de l’Israélien n’a pas suivi : en 2013, il aura fallu à l’Israélien l’équivalent de 136 salaires mensuels pour acheter un logement, contre 132 salaires en 2012 et 103 salaires en 2008.

3/ BULLE DES CRÉDITS

Les crises financières dans le monde ont souvent été déclenchées par des excès de crédit. En Israël, les crédits immobiliers pourraient jouer ce rôle de détonateur de crise. En 2013, un nouveau record a été franchi : les banques israéliennes ont accordé des crédits hypothécaires pour un montant de 50 milliards de shekels (10 milliards d’euros). Dorénavant, les ménages accumulent des crédits immobiliers pour un montant global de 246 milliards de shekels, soit 10% de plus en un an.

4/ BULLE DES CHANGES

Le marché des changes en Israël est la proie des spéculateurs étrangers : les taux d’intérêt y sont plus élevés qu’ailleurs et la politique monétaire de la banque centrale ne semble pas déterminée à lutter contre le phénomène. Résultat : le shekel se renforce vis-à-vis des principales devises. A la fin 2013, le billet vert est tombé en dessous de la barre symbolique des 3,5 shekels : après avoir perdu 7,2% de sa valeur en 2012, le dollar a encore perdu 6,8% en 2013.

5/ BULLE DU BITCOIN

En Israël aussi, le Bitcoin est un véritable casse-tête pour les autorités monétaires : cette monnaie virtuelle est acceptée comme moyen de paiement dans certains restaurants et commerce, alors qu’elle n’a pas d’existence légale. Née en 2009, la monnaie électronique a vu sa valeur passer la barre des 1000 dollars en 2013. La Banque d’Israël a récemment indiqué qu’elle était en train d’étudier la possibilité de reconnaître officiellement le Bitcoin comme monnaie d’échange ou, tout au moins, de la réguler efficacement.

Source Israel Valley