Cinq soldats du 12e bataillon de la brigade Golani ont été condamnés à 30 jours de prison pour avoir déserté leur poste dans le secteur de Gaza, la semaine dernière. Les cinq soldats ont déclaré avoir quitté leur poste pour protester contre la façon dont les anciens membres des unités les ont traités, ils ont déclaré qu’ils refusaient d’être " traités comme des nouvelles recrues et d’être assignés à des tâches de bleusaille ".
Les soldats, qui se sont absentés sans permission pendant quatre jours, ont regagné mardi leur caserne de leur propre gré et ont été jugés par le commandant du 12e bataillon. Les soldats ont alors demandé à être jugé par le colonel Yaniv Asor, commandant de la brigade des Golani. Leur requête a été accordée et Asor, après avoir entendu leurs arguments, les a condamnés à un mois de brick. Il a également jugé que leur conduite était inconvenante et qu’ils seront réaffectés à une autre unité. » C’est un comportement anormal et ni le commandant du bataillon, ni le commandant de la brigade ne sont prêts à accepter ce genre de comportement « , a déclaré une source haut placée dans la brigade Golani. » Les troupes sont tenus d’adhérer à une discipline stricte et nous n’allons pas tolérer ce genre d’hatitude. »
Le porte-parole de l’armée israélienne a déclaré : » C’est un cas isolé et les cinq soldats qui ont déserté leur poste ont été condamnés à 30 jours de prison. La brigade Golani est à la pointe des activités opérationnelles de l’armée israélienne et cette brigade va continuer à poursuivre ses objectifs sans modifier son fonctionnement. » Mais en dépit de l’affirmation de l’IDF que ce dernier événement est » anormal « , il y a une longue liste de cas de désertions dans la brigade Golani ces derniers temps.
Commandant de la brigade
Le mois dernier, 13 soldats du 51e Bataillon ont été condamné à 20 jours d’incarcération militaire pour avoir refusé de surveiller une base sur le plateau du Golan. Les soldats combattants ont refusé de protéger la base, en faisant valoir que la tâche qui leur était assignée par leurs commandants était une punition exagérée pour ce qu’ils appelaient des » infractions mineures « . En Janvier de cette année, 17 soldats du 12e Bataillon ont affirmé que les mauvais traitements infligés par leurs commandants était la raison pour laquelle ils avaient organisé une heure et demie de débrayage dans un bunker sur le mont Hermon. Les soldats protestaient contre le refus de leurs officiers de faire venir de nouvelles recrues à la base. Ils ont affirmé qu’ils ont été contraints d’effectuer des tâches qui sont souvent confiées a des nouveaux comme le fait de monter la garde ou d’effectuer des taches de nettoyage.
En 2007, quelque cinquante soldats de la Brigade Golani 51 se sont rebellés après avoir subi un » traitement inadéquat » de la part de leurs commandants. Quelque 50 soldats ont quitté le centre de formation Tze’elim en Janvier 2003 affirmant qu’ils n’avaient pas reçu leurs solde. En Avril 2006, six soldats ont abandonné leur poste dans le nord d’Israël pour protester contre le fait de s’etre vu refuser les prestations dues aux anciens combattants.
Source Tel-Avivre

