mardi 20 août 2013

Mise à pied du commissaire de police de Arad

 
Le chef de la police, Yohanan Danino, a décidé de prendre une sanction disciplinaire à l’encontre du commissaire de Police de Arad en raison de ses manquements qui auraient pu éviter un drame. En effet, son absence de réaction aux alertes de la mère a fait que la police n’a pu prévenir le meurtre, en mai, d’Asinad (5 ans) et Rimas (2 ans) par leur père.

Suite à l’assassinat de deux jeunes filles dans le village bédouin d’Al Fura dans le Néguev, à proximité d’Arad, le chef de la police, le lieutenant Yohanan Danino, a mis a pied le commandant Ziitk. Suite à l’enquête menée par la police sur ce grave incident, il semble désormais évident que le commandant du poste de police est resté indifférent aux divers avertissements de la mère. En effet, celle-ci s’est rendue à plusieurs reprises au commissariat afin de prévenir la police du danger que le père représentait pour elle et ses filles mais il s’avère que la police n’a rien fait.
La veille du drame, les diverses mains courantes déposées n’ayant mené à rien, une plainte avait finalement été déposée par la mère au commissariat d’Arad,  mais la passivité des forces de police a couté la vie aux deux petites filles, Asinad et Rimas Amtirat.
Le rapport final du comité chargé d’examiner l’affaire a conclu à une faute grave dans le traitement des plaintes à Arad. Le probleme touche tout les echelons du commissariat, de la prise de la plainte jusqu’au commandement.
Danino a souligné l’importance cruciale de la responsabilité des commandants et a donc décidé que le commandant du poste de police de Arad devait assumer la responsabilité de l’erreur qui a couté des vies. « La police israélienne est chargée de faire appliquer la loi, maintenir l’ordre public et de procurer aux citoyens un sentiment de sécurité personnelle, ce qui n’a pas été le cas à Arad », a-t-il déclaré.
Finalement, un accord a été conclu entre Danino et Ziitk, consistant à ne pas renvoyer le commandant mais à le nommer à un poste administratif et le priver d’avancement pendant 2 ans.
Source Tel-Avivre