Micha Drori ( voir photo ) vit le rêve israélien : une maison, une cour, une femme et trois enfants. L' homme d'affaires de 42 ans a trouvé une alternative abordable pour le marché immobilier en plein essor d'Israël dans un quartier tranquille qu'il aime, avec un trajet de moins d'une demi-heure de son travail, près de Tel Aviv. Le sort des colonies juives est au devant de la scène cette semaine avec la reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniennes visant à établir un Etat palestinien. Contrairement à l'image dominante de colons comme fanatiques religieux armés jusqu'aux dents, la majorité sont en fait des pragmatistes qui recherchent une meilleur qualité de vie. Beaucoup fuient l'idéologie des colons.
" Nous n'allons pas rester ici et brûler des pneus si le gouvernement va nous dire de partir. Nous allons simplement laisser nos biens et obeir " a déclaré Drori dans son jardin au calme, en plein milieu de la Judée et de la Samarie.
" La bonne solution sera trouvée et je ne crois pas que les colonies vont disparaitre du jour au lendemain, au pire, les maisons seront déplacées ... Je ne pense pas que les colonies soient un problème pour la paix."
Pour les Palestiniens, cependant, les colonies sont un énorme problème. Ils cherchent un État qui comprenne la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Les Palestiniens, et la plupart de la communauté internationale, considèrent les colonies construites au-delà des frontières de 1967 comme l'accaparement de terres illégales.
Pendant cinq ans, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a refusé de s'engager dans des pourparlers tant qu'il n'y avait pas un arret des constructions. Les discussions ont finalement repris mais les Palestiniens ont menacé de se retirer des discussion après qu'Israël a annoncé des plans pour construire plus de 3.000 nouvelles unités de logement.
En tout, Israël a construit des dizaines de colonies depuis 1967, elles comptent environ 550.000 Israéliens qui y vivent. Les Juifs représentent désormais 17,5 % des habitants de Cisjordanie et jerusalem-est.
Alors que les juifs religieux sont attirés vers la Judée et la Samarie, en raison de sa signification biblique, les colonies se sont développées aujourd'hui dans une optique differente.
Drori, par exemple, est laïque et n'a jamais imaginé vivre à l'extérieur du centre d'Israël mais il a trouvé une maison à Barkan, une colonie haut de gamme avec près de 400 familles. De son jardin Drori peut voir la côte méditerranéenne.
«L'air est agréable, la météo est bonne, la vue est magnifique. Je pense que c'est la raison que les gens viennent ici " dit-il.
Selon le directeur de " La Paix Maintenant ", Yariv Oppenheimer, environ un tiers de tous les colons de Cisjordanie pourrait être définie comme "idéologique", . Il a déclaré que ces colons sont actifs politiquement et ont tendance à vivre dans les zones les plus éloignées, souvent proche de villages palestiniens et d'anciens sites religieux juifs, ils sont sionistes religieux.
"L'ironie est que les croyants sont ceux qui sont les plus susceptibles d'être finalement retiré des territoire car ils sont dans des zones qui seront probablement rendu en cas de paix " .
Le reste sont des colons " économiques " qui profitent des avantages offerts, ils ont une meilleure qualité de vie que ce qu'ils auraient pu s'offrir à Israël, ils ne sont pas aussi opposé sur un compromis territorial. Certains, en particulier ceux dans et autour de Jérusalem, ne réalisent même pas qu'ils sont des colons.
En fait, les deux plus grandes agglomérations, Modiin Illit et Betar Illit, ont été établis comme une option de logement pour les juifs ultra-orthodoxes, le segment le plus pauvre de la société israélienne. Certains des ultra-orthodoxes peuvent même pas avoir d'autre choix que de vivre dans les colonies, reconnaît-il.
Oppenheimer a déclaré que les colons économiques étaient moins combatif et rejectionniste mais ils sont un sérieux obstacle a la paix en raison de leur croissance.
Beaucoup de ces colons quitteraient tranquillement leur logement en échange d'une indemnisation juste mais cela ne sera probablement pas le cas car les principaux blocs de colonie seront probablement garder dans une transaction foncière.
Les Palestiniens ont accepté de transférer une partie des terres de Cisjordanie au territoire israélien pour permettre à Israël d'annexer les grands blocs de colonies adjacentes à sa frontière en echange d'autres terres.
La plupart des experts estiment qu'il faudra malgrés tout deplacer plus de 100.000 colons dans les collectivités éloignées et cela ne sera pas facile.
En 2005, Israël a évacué 9.000 colons de la bande de Gaza.
Selon un sondage publié par l'institut de recherche Maagar Mohot vendredi, plus de 53% des israéliens s'opposerait à tout accord de paix qui comprenait des retraits de Cisjordanie. La division de Jérusalem, qui abrite des sites religieux sensibles serait le plus grand défi.
La semaine dernière, Israël a annoncé de nouveaux plans de construction et a ajouté plus des colonies à sa liste de «priorité nationale» de collectivités admissibles aux subventions speciales du gouvernementales. En tout, environ les trois quarts des colonies juives sont sur la liste des priorités.
En plus de la levée de boucliers palestiniens, le plan a déclenché des condamnations internationales. Il a également mis en colère de nombreux Israéliens qui ont accusé le gouvernement de négliger la périphérie dans le sud et le nord qui ne reçoivent pas les avantages des colonies et est sont en proie à une augmentation de la pauvreté, le chômage grandissant et le logement hors de prix.
En dépit de leur avenir incertain, les Israéliens continuent d'affluer vers les colonies. Les statistiques du gouvernement montrent que la population des colonies suit une croissance d'environ 5% par an, contre 2% ailleurs. À ce rythme, la population va croître de plus de 10.000 personnes au cours des neuf mois de négociations alloués par les Etats-Unis.
Certains colons sont attirés par la vie communautaire dans la campagne, d'autres par un logement moins cher. Certains cherchent un lien spirituel avec la terre de la Bible, d'autres d'échapper à la densité du centre d'Israël.
Les colonies sont désormais une destination encore plus attrayante, avec la construction de nouvelles routes qui les " rapprochent " du centre d'Israël. Surtout, les colons ont bénéficié d'une longue période de calme relatif après avoir enduré des années d'attaques de tir en bordure de route et autres violences palestiniennes. La violence majeure a commencé à s'estomper en 2005.
Une des motivation principale magrés toutes les raisons évoquées, c'est qu'une maison privée dans une colonie coute 40 % de moin si elle est deriere la ligne verte ...
Source Koide9enisrael
