Les négociateurs israéliens et palestiniens se sont réunis à Jérusalem mercredi, un jour après qu'Israël a rempli sa promesse et libéré les 26 premiers prisonniers palestiniens. L'envoyé spécial du premier ministre, Yitzhak Molcho, ainsi que la ministre de la Justice Tzipi Livni, ont représenté Israël dans les négociations avec le chef des négociateur palestinien a la tête de la délégation palestinienne Saeb Erekat.
Les deux parties ont repris les pourparlers officiels à Washington il y a deux semaines, après une interruption de trois ans. Les pourparlers de jeudi, tenue sous le voile du secret, ont repris alors que le gouvernement israélien a publier des offres de plus de 1.000 nouveaux logements en Judée-Samarie et à Jérusalem-Est.
Avant que les équipes ne se sont rencontres, Livni a écrit sur sa page Facebook : " Aujourd'hui, je vais poursuivre la mission importante que j'ai commencé pour parvenir à un accord de paix qui va permettre de conserver la démocratie et d'assurer la sécurité pour Israel et ses citoyens. "
Au cours de la fin de semaine, Netanyahu a remis au secrétaire d'Etat américain John Kerry une lettre qui accusait le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et ses collaborateurs d'inciter a perpétrer des attentats contre Israël.
Les Palestiniens ont été tout aussi critique envers Israël, en disant qu'il minait les négociations en publiant les nouvelles offres de logement. " Israël aura recours à des feintes et mettra en place des exigences impossibles pour ensuite declarer que ces négociations sont infructueuses et pourront ainsi poursuivre leur politique de voler la terre comme ils l'ont fait jusqu'a aujourd'hui ", a déclaré Yasser Abed Rabbo, un haut responsable palestinien chargé par Abbas de commenter les pourparlers.
S'adressant à des journalistes au Brésil mardi, Kerry a dit qu'il avait eu un " dialogue direct, franche et ouvert " dans une conversation téléphonique avec M. Netanyahu pour discuter de la politique de colonisation d'Israël.
Kerry a déjà fixé un objectif de neuf mois pour qu'un accord puisse être atteint.
Quelques heures avant la réunion de jeudi, les responsables israéliens ont declaré qu'ils y avaient encore quelques questions de procédure en suspens à aplanir. Mais, ils ont ajouté que si une solution rapide est adoptée sur les ces questions, les deux parties pourraient bientôt décider de s'attaquer aux questions fondamentales.
Jeudi, sur les ondes de Galei Tsahal, le chef du cabinet israélien Yaakov Peri (Yesh Atid) a averti que : " Tant pour les Palestiniens que pour nous, le temps est compté. Nous n'aurons pas beaucoup plus de possibilités pour résoudre ce différent ".
Le ministre adjoint de la défense, Danny Danon (Likoud), connu pour ses vues bellicistes, a déclaré à Radio Israël mercredi que si Livni devait conclure un accord comme celui qu'elle et ancien Premier ministre Ehud Olmert avaient failli offrir aux palestiniens en 2008, une majorité au sein du Likoud et du grand public s'y opposeraient. Selon les médias israéliens, Olmert et le ministre des affaires étrangères d'alors Livni étaient prêts à renoncer à pratiquement toute la Judée et la Samarie, à l'exception des blocs de colonies, mais un accord ne s'est jamais matérialisée en raison de la démission d'Olmert sur les allégations de corruption.
L'envoyé spécial américain pour les négociations israélo-palestinien Martin Indyk n'était pas présent à la réunion. Indyk, qui est arrivé en Israël en début de semaine pour avoir un regard nouveau sur les négociations naissantes, a déjà rencontré les deux parties séparément et jeudi, il a tenu une réunion privée avec Netanyahu.
Le Secrétaire général Ban Ki-moon devrait arriver en Israël jeudi pour exprimer son soutien à la reprise des pourparlers. Ban déposera une gerbe sur la tombe de l'ancien Premier ministre Yitzhak Rabin. Il devrait s'entretenir avec le président Shimon Peres, Netanyahu et Livni avant son départ pour visiter les responsables de l'Autorité palestinienne.
Source Koide9enIsrael
