dimanche 28 avril 2019

Dissolution de groupuscules d’extrême-droite, aveuglement sur l’extrême-gauche : ces lendemains difficiles que nous prépare le gouvernement....


La dissolution récente de groupuscules d’extrême droite contraste avec l’aveuglement gouvernemental vis-à-vis d’autres mouvements. Cet aveuglement est le signe d’une dangereuse mansuétude, trop largement partagée en France, envers l’extrême-gauche........Analyse.........



Le 24 avril, en conseil des ministres, la dissolution de trois groupuscules d’extrême-droite a été prononcée : Bastion social, Blood and Honour Hexagone, et Combat 18.
Cette annonce concrétisait la promesse qu’Emmanuel Macron avait formulée lors du diner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) en février dernier, après la profanation de 96 tombes dans un cimetière juif alsacien.
La dissolution de tels mouvements ne règle aucun problème de fond, leurs militants ne tardant jamais à se regrouper sous une autre bannière, mais elle est salutaire, car elle permet de réaffirmer avec force les valeurs républicaines de la France.
Elle est également très instructive, par contraste, sur la mansuétude française vis-à-vis de l’extrême gauche et ses excroissances.
Une inégalité de traitement entre droite et gauche
Ce qui frappe en premier, c’est le parfait silence gouvernemental sur les groupuscules anti républicains qui ne sont pas d’extrême-droite.
Ainsi, la Ligue de défense noire africaine (LDNA), la Brigade anti-négrophobie (Ban) et le Conseil représentatif des associations noires (Cran) ont pu empêcher, par des menaces verbales et des pressions physiques, la représentation de la pièce des « Suppliantes » d’Eschyle à la Sorbonne, au motif qu’ils jugeaient sa mise en scène raciste. D’autres, issus des mêmes mouvances, ont tenté de censurer l’exposition sur Toutankhamon à la Villette, accusée de nier l’origine africaine du pharaon.
Malgré des méthodes de pression inacceptables dans un état de droit, ces groupuscules miliciens prospèrent, et le gouvernement n’engage pas leur dissolution.
Pas de dissolution non plus pour les associations de décoloniaux, comme le Parti des Indigènes de la République, volontiers racistes (bien qu’ils considèrent la chose comme impossible, le racisme anti-blanc n’existant pas selon eux), volontiers « antisionistes » (ce qui ne bluffe plus grand monde), et ouvreurs de porte d’islamistes dont les associations ne sont pas plus inquiétées que les premières.
Pas de dissolution non plus pour les groupuscules dits « antifascistes », comme SciencesPo en lutte - institut Clément Méric, qui a tenté d’empêcher Alain Finkielkraut de tenir une conférence le 23 avril. Face à leur agressivité, et leur insistance à réduire au silence le philosophe, la conférence a dû être délocalisée, et une protection policière a dû être assurée.
Il semblerait que la martingale sémantique fonctionne toujours, et qu’encore aujourd’hui, il suffise de se dire « antiraciste » pour pouvoir librement déverser son racisme, ou « antifasciste » pour pouvoir impunément user d’intimidation, de censure ou de violence.
Entre sympathie malsaine et fascination morbide pour l’extrême gauche
Ces différences de traitement sont les derniers avatars d’une vieille mansuétude bien française envers l’extrême-gauche et ses satellites.
Ainsi, l’extrême-droite évoque instantanément le nazisme, Hitler, les heures les plus sombres, le bruit des bottes, et tout l’argumentaire de diabolisation habituel.
L’extrême-gauche en revanche est connotée nettement plus positivement. Staline est impunément vanté comme l’homme de fer qui a vaincu le nazisme. La gauche et le communisme évoquent Zola, Germinal, Renaud, Sartre, Jaurès, les chansons de Ferré et Ferrat, les T-shirt du Che, les merguez de la CGT et la fête de l’Humanité. Tout cela est festif, folklorique, joyeux.
Ainsi, Nathalie Loiseau, accusée d’avoir été sur une liste d’extrême-droite trois décennies plus tôt, est frappée à jamais du sceau de l’infamie, comme atteinte d’un herpès hideux qui jamais ne guérira.

Vous nous aimez, prouvez-le....



Par contre Edwy Plenel, son pourfendeur, peut tout se permettre. Pardonnée, sa solidarité avec Septembre Noir, groupe terroriste ayant assassiné onze athlètes israéliens lors des JO de Munich. Pardonnées, les calomnies contre Dominique Baudis. Pardonnés, les 4,7 millions d’euros de fraude à la TVA pour Médiapart. Pardonnée, sa mansuétude pour l’enfance malheureuse des frères Kouachi, exprimée 10 jours à peine après les attentats de Charlie. Pardonné, son passé trotskyste. L’extrême gauche n’est pas diabolisée, et Edwy Plenel est toujours là.
Malgré les efforts de Hannah Arendt, de Raymond Aron ou de Jean-François Revel, le communisme, l’autre grand totalitarisme du XXe siècle, n’est toujours pas mis sur un pied d’égalité avec le nazisme.
Comme si le Goulag n’avait jamais existé, ni l’idéologie totalitaire, ni la police secrète, ni l’espionnage généralisé, ni les pogroms anti juifs, ni les exécutions sommaires, ni les massacres des marins de Kronstadt, ni le mur de Berlin, ni les désastres écologiques, ni Tchernobyl, ni l’assèchement de la mer d’Aral, ni l’Holodomor ukrainien, ni les famines, ni la centaine de millions de morts que cette horreur a causés.
La France est l’enfant gâtée du communisme. Elle a toujours été fascinée par lui. Elle l’a encouragé. Elle a formé plusieurs de ses pires dictateurs. Mais elle n’a jamais eu à en subir l’horreur.
Elle n’a jamais appris. Elle n’a jamais compris. Elle est intellectuellement borgne.
De cette incompréhension découle une infusion de l’idéologie communiste dans la société, et en conséquence, une tolérance bien trop grande pour les erreurs de l’extrême gauche : l’écrasante présence de l’Etat dans notre vie privée, et l’encouragement de la jalousie contre les riches.

Le désarmement intellectuel

Pire encore, cette incompréhension de ce que furent le communisme et ses avatars désarment intellectuellement les Français face au retour des idéologies totalitaires, dès lors qu’elles présentent le visage souriant de la justice sociale et du partage des richesses.
C’est ainsi que, depuis que l’extrême-droite parle comme l’extrême-gauche, la diabolisation et les digues mises en place pour la contenir volent en éclats. A l’heure où convergence des extrêmes autour d’un axe rouge-brun devrait effrayer les français, elle les fascine au contraire, car jamais il n’a été question pour eux de voir à l’extrême-gauche ces mêmes dangers qu’ils n’ont appris à craindre qu’à l’extrême-droite.
C’est également ainsi que des idéologies nouvelles comme le décolonialisme, qui allie le pire de l’extrême-droite au pire de l’extrême gauche, contaminent notre société désarmée à une vitesse alarmante.
Grâce à la mansuétude gouvernementale à leur égard, ces idéologies vont infuser comme les idées communistes l’ont fait avant elles. La France en paiera le prix pendant des décennies.

Source Atlantico

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