mercredi 30 janvier 2019

Camp d'Auschwitz : Ginette Kolinka, rescapée, retourne sur place avec des lycéens (Vidéos)


Le 27 janvier dernier était célébré le 74ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz. A l’heure des derniers survivants, comment transmettre la mémoire des camps de concentration ? Des lycéens normands partent chaque année en Pologne pour que la mémoire ne se perde pas.......Détails et Vidéos.........



En décembre dernier, un sondage ifop révélait qu'un jeune sur cinq ne savait pas ce qu'était le génocide juif.
Comment transmettre la mémoire des camps de concentration ?
A l’heure des derniers survivants, le Mémorial de la Shoah et la Région Normandie poursuivent leur partenariat. Tous les ans depuis 10 ans, ils embarquent 150 lycéens en Pologne. Objectif : en faire des porteurs de mémoire.
Un série de quatre reportages proposée par Erwan de Miniac, Didier Meunier, Jacques Vetter, Régis Saint Estève et Bastien Odolant

Premières impressions à Cracovie

Les 16 et 17 janvier dernier, les élèves de six classes de seconde, première et terminale générale ou professionnelle d’Yvetot, de Rouen, du Havre, d’Elbeuf, de Caen ou de Granville ont ainsi pris la direction de Cracovie pour deux jours de voyage d’étude.

On sent qu'il y a quelque chose qui est là. Adam, lycéen en Terminale
Avant la découverte des vestiges des camps d’Auschwitz 2, Birkenau et Auschwitz 1, les lycéens ont été conviés à une excursion à travers la mémoire juive de la ville.


Intervenants :
Olivier Lalieu, Mémorial de la Shoah
Adam, Terminale Géomètre - Lycée Laplace de Caen
Quentin, Terminale Géomètre - Lycée Laplace de Caen
Florian Picard, Professeur de Lettres-Histoire

Du musée au camp d'Auschwitz

En arrivant aux abords du camp d’Auschwitz, plongée dans l’horreur des camps pour les lycéens. La visite commence par la « judenramp », le quai sur lequel des centaines de milliers de juifs ont débarqué : des hommes, des femmes et des enfants, triés dès leur arrivée en fonction de leur validité.
Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz, accompagne les lycéens tout au long de leur voyage scolaire. Elle ponctue la visite de ses souvenirs, en parle encore au présent et dit à propos de cet endroit "Pour l'instant, on est contents d'arriver, on ne sait pas encore ce qui nous attend"
C'est le dernier moment où je les ai vus (...) et je ne leur ai même pas fait un petit bisou pour partir. G. Kolinka, à propos de son père et son frère
A 93 ans, l'ancienne déportée provoque une grande émotion : c'est au pied d'un train à bestiaux identique à celui exposé, qu'à 19 ans, elle voit son père et son frère pour la dernière fois.


Intervenants :
Paula et Victorine, élèves de 1ères au Lycée François 1er du Havre
Olivier Lalieu, Mémorial de la Shoah
Ginette Kolinka, ancienne déportée

Ci-dessous, un très court résumé du parcours de Ginette Kolinka :


Quand les concepts deviennent réalité

En poursuivant la visite des camps aux côtés de Ginette Kolinka, les lycéens vont prendre conscience de la réalité du camp d’Auschwitz, des conditions de vie épouvantables à l’extermination de masse des chambres à gaz.

"Elle urinait dans ses mains et se lavait les fesses avec ses urines." témoigne Ginette Kolinka
Tout au long de ce parcours mémoriel, elle donne vie à ce qu'il reste à voir du camp. Un parcours qui va transformer ces jeunes en porteurs de mémoire.


Intervenants :
Ginette Kolinka, ancienne déportée
Charles Norman Shay, vétéran du débarquement en Normandie
Olivier Lalieu, Mémorial de la Shoah
Léa, 1ère ES - lycée André Maurois d'Elbeuf (27)
Florian Picard, professeur de Lettres-Histoire

Auschwitz, plus grand cimetière de l’humanité, organisé par des hommes de manière rationnelle pour exterminer. Pourtant, [on n'y trouve] pas une seule tombe. « Les nazis nous ont menti, et encore après ils nous ont encore menti » résume sur place Ginette Kolinka
Il ne reste en France qu'une centaine de survivants des camps d'extermination nazis.

Et maintenant ?

Retour en classe pour les élèves de terminale du lycée professionnel Laplace à Caen. Manifestement, les esprits ont été frappés, les souvenirs sont encore bien ancrés. "A l'école on entendait parler, c'était que des chiffres en fait, et là, on a vu réellement, c'étaient des vraies personnes" confie l'un des jeunes.

J'y retournerai pour dire "Quand j'étais jeune, j'ai vu une ancienne déportée qui nous a accompagnés à ces endroits-là et qui nous a expliqué ce qui s'est vraiment passé
Quarante huit heures en Pologne ont transformé ces lycéens en citoyens conscients de ce que l'homme a fait de pire et désormais en capacité de lutter contre l'ignorance.


Intervenants :
Clémence, 1ère ES - lycée André Maurois d'Elbeuf (27)
Adam
Brice
Diane
Vincent
Quentin

Source France TV Info
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