Le député Betzalel Smotrich proteste contre les mesures prises par les forces de sécurité pour essayer de retrouver les responsables de l’incendie qui provoqué la mort d’un bébé palestinien et de son père à Douma, informe le site religieux d’informations Kipa...
Le numéro 9 du Foyer juif a adressé mercredi un courrier aux ministres de la Défense, Moshé Yaalon, de la Justice, Ayelet Shaked, et de la Sécurité intérieure, Guilad Erdan, ainsi qu’au conseiller juridique du gouvernement, Yehouda Weinstein, pour qu’ils mettent un terme aux détentions administratives contre des citoyens juifs israéliens.
« À mon grand désespoir, il me semble que ces derniers jours la police et le service de sécurité intérieure ne font plus preuve de la moindre retenue dans leurs tentatives de localisation des responsables du grave évènement de Douma », affirme le député du parti sioniste religieux.
Le vice-président de la Knesset accuse les autorités israéliennes de faire preuve d’hystérie : « Le bruit, pour ne pas dire l’assaut public, et l’échec professionnel retentissant des autorités en matière de prévention et localisation des responsables de crimes de ce genre se sont transformés en véritable hystérie, entraînant des situations dépassant les bornes, inadmissibles dans un État démocratique. »
Pour illustrer « l’incapacité des autorités », M. Smotrich affirme que la police a exigé des responsables de la sécurité des implantations les enregistrements des caméras de surveillance de leurs localités, une mesure qui, selon lui, est contraire au respect de la vie privée des résidents.
L’ancien président de l’association Regavim de défense des résidents de localités juives de Judée-Samarie déplore également les perquisitions nocturnes chez des habitants non impliqués dans l’attentat de Douma et l’utilisation exagérée, à ses dires, des détentions administratives.
« Un crime commis par des citoyens de l’État n’en fait pas des ennemis et ne justifie nullement de faire des exceptions à la loi réservées à une guerre contre des ennemis », explique le jeune député.
Le député Ahmad Tibi a lui aussi annoncé le 3 août qu’il était opposé à la décision du cabinet de sécurité d’autoriser le recours à des détentions administratives contre des citoyens juifs suspects.
Source IsraPresse
