dimanche 11 août 2013

Netanyahou : « pas de Judée et Samarie ? Pas de contrats avec l’Europe »


En réponse aux directives de l’Union Européenne qui interdisent tout contact avec les entreprises israéliennes opérant au-delà de la ligne d’armistice de 1949, le premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré qu’Israël ne signerait aucun contrat avec l’Europe tant que le boycott de ces régions se poursuivra.


Netanyahou a tenu jeudi une réunion à ce sujet avec la ministre de la justice, Tzipi Livni, le ministre de l’économie, Naftali Bennett, le ministre des finances, Yair Lapid, le ministre de l’agriculture, Yair Shamir, et le ministre des sciences et des technologies, Yaakov Perry. Suite à la réunion, Netanyahou a déclaré : « Israël ne signera pas d’accords avec l’Union Européenne, pour autant que la directive sur les frontières d’avant 1967 reste en vigueur. »
Au cours de la discussion, il a été convenu qu’Israël se tournera vers l’UE et cherchera à mieux comprendre les conséquences du boycott. Jérusalem espère que les européens deviendront plus flexibles sur le libellé de la déclaration qu’elle prévoit d’obliger les entreprises israéliennes à signer dans le cadre de futurs accords avec l’Europe.
Le ministre adjoint des affaires étrangères, Zeev Elkin (Likoud), a expliqué à la radio de l’armée le raisonnement derrière la décision du gouvernement, en disant : « nous sommes très intéressés à poursuivre cette coopération avec l’Europe, mais nous ne pouvons pas signer certaines nouvelles choses que les européens cherchent à ajouter à ces accords. »
« Une fois qu’ils insistent sur les frontières d’avant 1967, nous parlons d’une très grande partie de Jérusalem, y compris des entreprises high-tech basées à Jérusalem, y compris de très grandes entreprises. En vertu de la nouvelle méthode d’exploitation proposée par l’Europe, de nombreux organismes israéliens qui n’ont pas été rejetés avant seront maintenant disqualifiés. »
Des centaines d’experts juridiques en provenance d’Israël et du monde entier ont lancé un appel à la responsable des affaires étrangères de l’UE, Catherine Ashton, d’annuler le plan de l’UE.
Les experts notent que la décision n’a pas de base légale, parce que la Judée et la Samarie ne sont pas des territoires occupés au sens juridique du terme.

Source JerusalemPlus