lundi 12 août 2013

John Kerry critique la décision de l’UE de boycotter les entités israéliennes au-delà de la ligne verte


Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry a critiqué la récente décision de l'Union européenne de boycotter les entités israéliennes en Cisjordanie, Jérusalem-Est et au Golan, lors d'une réunion avec des dirigeants juifs américains jeudi dernier à la Maison Blanche, a-t-on appris de bonne source. Utiliser la force et la pression ne va pas aider les choses, a-t-il déclaré selon des sources présentes lors de la réunion.


Au lieu de cela, la communauté internationale peut promouvoir la paix en traitant les craintes d'Israël pour sa sécurité, a-t-il dit.

Lors de la réunion, qui visait rechercher le soutien de la communauté juive aux efforts de l’administration américaine visant à obtenir un accord de paix entre Israël et les Palestiniens dans les neuf prochains mois, John Kerry a lu un discours préparé dans lequel il a dit dirigeants des organisations juives que la paix était un "impératif stratégique" et que le temps était compté.
Kerry, qui était accompagné de son envoyé spécial pour le Proche-Orient Martin Indyk et du conseiller pour la sécurité nationale, Susan Rice, a informé les dirigeants juifs de la reprise des pourparlers israélo-palestiniens et a souhaité entendre leurs préoccupations.
Le Secrétaire d’Etat a décrit une approche à cinq volets pour les négociations entre  Israéliens et Palestiniens: la sécurité, l'économie, le rayonnement international, la sensibilisation du public, et des pourparlers directs entre les parties.
Certains dirigeants juifs ont demandé à M. Kerry de pousser le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à modérer ses déclarations anti-israéliennes et à lui demander de reconnaître Israël comme un Etat juif.
Les organisations suivantes étaient représentées par leurs dirigeants : le mouvement conservateur, l’American Israeli Public Affairs Committee  (AIPAC), J Street, l'Anti-Defamation League (ADL), l'American Jewish Committee (AJC), l'Union orthodoxe, les Amis américains de mouvement Loubavitch, le B'nai B'rith International, le Conseil juif pour les affaires publiques, les Fédérations juives d'Amérique du Nord, Hadassah, le Conseil national juif démocratique, le Conseil national des femmes juives et la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines.
Les pourparlers entre Israël et les Palestiniens ont redémarré le 30 juillet à Washington pour la première fois depuis près de trois ans. Elles se poursuivront mercredi prochain à Jérusalem et plus tard à Jéricho.
Par ailleurs, dans la cadre de la reprise de ces pourparlers, Israël a décidé dimanche de libérer dans les jours à venir un premier groupe de 26 prisonniers palestiniens.7
Au total, 104 détenus palestiniens seront libérés en quatre fois. Bon nombre de ceux qui devraient recouvrer la liberté ont été reconnus coupables de participation à des attentats terroristes ayant coûté la vie à des Israéliens. Les familles de ces derniers devraient à cet égard faire appel auprès de la Haute cour de justice israélienne contre ces libérations imminentes.
Trois membres importants du cabinet de Benyamin Netanyahou ainsi qu'un comité interministériel de sécurité ont arrêté la liste des bénéficiaires, dont les noms devraient être publiés lundi matin.
Cette instance, présidée par le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, ''a approuvé l'élargissement de 26 prisonniers'', ont indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué.
Quatorze d'entre eux seront expulsés ou dirigés sur la bande de Gaza, et les 12 autres reconduits dans la bande de Gaza.
Il a été précisé que "si un des (prisonniers) libérés reprenait des activités hostiles à l'égard d'Israël, il serait remis en prison pour purger sa peine".
Le président de l'Autorité palestinienne avait fait de la libération de tous ces hommes, emprisonnés bien avant les accords de paix intérimaires d'Oslo en 1993, une condition pour la reprise des discussions  avec Israël.

Source Ejp