lundi 19 octobre 2015

Un étudiant israélien sur cinq abandonne ses études


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En Israël, le taux d’abandon des étudiants inscrits en licence reste fort, mais il est moins important qu’en France. Cette semaine, la rentrée universitaire s’ouvre pour 311.800 Israéliens dans 63 établissements d’enseignement supérieur. Si le nombre global des étudiants est en augmentation, il en va différemment pour les étudiants inscrits en licence : leurs effectifs sont en baisse de 1% par rapport à l’an passé...



Une note que vient de publier l’Institut de la Statistique donne une explication : elle révèle combien d’étudiants israéliens abandonnent chaque année leurs études supérieures. Il en ressort que 21,5% des étudiants israéliens inscrits en licence renoncent à leurs études à la fin de la première année. Autrement dit, un peu plus d’un étudiant sur cinq quitte l’enseignement supérieur ou se réoriente, avant même la seconde année.
En France, à titre de comparaison, le taux d’abandon des étudiants est plus important qu’en Israël : ce sont 25 % des étudiants français qui quittent l’université ou se réorientent en première année.
L’abandon des études peut prendre trois formes : l’abandon total (7,5% étudiants), le changement de filière (10,0% des étudiants) ou le changement d’institution d’enseignement supérieur (4,0%). Dans tous les cas, le taux d’abandon varie selon la filière d’étude, mais aussi selon des caractéristiques démographiques, le sexe et la religion, de l’étudiant.


ABANDON TOTAL


En 2014, 3.318 étudiants (7,5%) ont complètement abandonné leurs études de licence à la fin de la première année. Les Arabes sont plus nombreux à abandonner leurs études que les Juifs (respectivement 10,3% contre 7,4%). Chez les Juifs, les filles sont moins nombreuses à abandonner leurs études (5,9% ) que les garçons (8,9%). Par ailleurs, le taux d’abandon est plus fort parmi les filières de sciences humaines et sociales, que dans les filières de sciences exactes.
Quelles sont les raisons de l’abandon des études ? D’abord des « raisons personnelles et familiales » (27,5%), puis le manque d’intérêt pour la matière étudiée (25,1%) et des difficultés financières (18,1%).


RÉORIENTATION UNIVERSITAIRE


En 2014, ils étaient 4.100 étudiants de licence (10%) à changer de filière à la fin de la première année. Si les Arabes sont plus nombreux à se réorienter que les Juifs (16,7% contre 9%), aucune différence n’est observée entre les garçons et les filles.
La principale raison évoquée à la réorientation est le manque d’intérêt pour la matière (36,3%). Autre raison évoquée par 20% des étudiants : la première matière étudiée a été choisie comme préparation à la poursuite des études dans une autre branche.


CHANGEMENT D’ÉTABLISSEMENT


En 2014, 4% des étudiants des universités et 3% des étudiants des collèges universitaires ont changé d’établissement d’étude. Le taux de mobilité entre les institutions est plus fort chez les Arabes (10%) que chez les Juifs (5%).
Les « raisons personnelles » sont les principales causes évoquées pour un changement d’établissement (34%). Le changement de matière qui n’est pas enseigné dans l’établissement (22%), la mauvaise qualité des services fournis l’établissement et l’éloignement géographique (9%), sont les autres raisons évoquées pour justifier un changement de faculté.


Jacques Bendelac (Jérusalem)


Source Israel Valley