Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a ordonné lundi l'arrêt de l'installation d'un mur de sécurité entre le quartier juif d'Armon Hanatsiv et le quartier arabe de Jabel Mukaber à Jérusalem-est, rapporte les médias israéliens...
La police avait entamé dimanche la construction d'un barrage en béton, afin de protéger les habitants de la partie juive des jets de pierres et des cocktails Molotov, émanant du quartier arabe.
La mairie de Jérusalem avait précisé que ce barrage était "temporaire", afin d'empêcher "les accidents et les dommages matériels".
La zone Est de Talpiot a été au cœur de la récente vague de violences, et a été le théâtre de plusieurs attaques et tentatives d'attaques. La plupart des terroristes venant de Jérusalem-Est et plusieurs d'entre eux sont originaires du quartier de Jabel Mukaber.
Le Cabinet de sécurité israélien avait autorisé la police israélienne à fermer partiellement ce point de passage de la capitale.
Dimanche, les membres du cabinet de sécurité israélien qui s'étaient réunit pour discuter des moyens de contrer l'incitation à la violence et évoquer une interdiction éventuelle du Mouvement islamique en Israël, se sont violemment disputés sur le bien-fondé de cette barrière.
Selon des sources rapportées par Haaretz, les ministres Yisrael Katz, Naftali Bennett et Ze'ev Elkin ont sévèrement critiqué l'initiative de la police, arguant qu'elle allait provoquer des dommages sur le plan diplomatique.
Selon ces ministres, le barrage de béton crée l'impression qu'Israël retire sa souveraineté des quartiers palestiniens de Jérusalem, et divise la ville de facto.
Katz, Bennett et Elkin ont ainsi exigé de savoir pourquoi le cabinet n'avait pas été informé à l'avance de l'installation du barrage.
Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan a rappelé qu'il ne s'agissait pas d'une décision de la police, mais d'une demande de la municipalité de Jérusalem, qui avait été approuvée par le cabinet lors d'une réunion en septembre dernier, peu avant le début de la vague de violence actuelle.
Erdan a souligné qu'il s'agissait d'une mesure de sécurité, non motivée par une orientation politique.
"La police n'agit pas de son propre gré et personne n'a l'intention de diviser les quartiers ou de retirer la souveraineté sur Jérusalem", a-t-il ajouté.
Source I24News