mercredi 23 avril 2014

L'OLP et le Hamas discutent à Gaza


Il s'agit d'une première depuis leur conflit en 2007, qui pourrait permettre au président Mahmoud Abbas d'acquérir davantage de légitimité face aux Israéliens. Cette mission de l'OLP dans la bande de Gaza coïncide avec une réunion à Jérusalem entre négociateurs palestiniens et israéliens pour tenter de parvenir à un accord sur une prolongation des pourparlers au-delà de la date-butoir du 29 avril...



Une réconciliation permettrait à Mahmoud Abbas de recouvrer une autorité au moins partielle sur la bande de Gaza. Elle lui conférerait surtout une légitimité supplémentaire dans les négociations directes avec les Israéliens, auxquelles ne participe pas le Hamas, qui refuse de renoncer à la violence contre un Etat hébreu qu'il ne reconnaît pas.

Démenti du Fatah

Un responsable du Fatah, le mouvement de Mahmoud Abbas dominant au sein de l'OLP, a cependant démenti que la tentative de rapprochement avec le Hamas soit essentiellement destinée à renforcer la main du président palestinien dans ces négociations avec Israël.
«Nous voulons mettre fin à la division qu'il y ait ou non négociation (avec Israël). Nous voulons bâtir Gaza et la Cisjordanie et mettre fin à l'occupation (israélienne)», a dit Azzam al Ahmed à l'agence de presse palestinienne Wafa.

Sortir de l'isolement

Vainqueur des dernières élections en date dans les territoires palestiniens en 2006, le Hamas pourrait sortir de son isolement en cas d'accord avec l'OLP.
«Si le Fatah a la volonté politique d'appliquer l'accord, nous progresserions dans la bonne direction afin de satisfaire notre peuple», a dit un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

Partition institutionnelle

Un accord semble toujours lointain entre les nationalistes de l'OLP et les islamistes du Hamas. Leur affrontement par les armes a conduit à une partition institutionnelle de fait entre la Cisjordanie, contrôlée par l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, et la bande de Gaza, aux mains du Hamas.
Le Hamas et le Fatah n'ont pas été capables, depuis 2011, de mettre en oeuvre un pacte d'unité conclu sous les auspices de l'Egypte en raison de désaccords sur les modalités de partage du pouvoir et sur les rapports avec Israël.

Source 20min.ch